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Archive for mai 2012

L’esthète, l’esprit et les préoccupations du Dandy sont subtilement observés dans ce dessin de Massimiliano :

N’oubliez pas, entre deux ouvrages littéraires et philosophiques, de prendre le temps de visiter cette galerie inspirée de Massimiliano Mocchia Di Coggiola… : Disegni.html

Je salue sa belle épouse Sorrel au passage qui a participé avec lui et Stella Polaris aux sublimes séances de Photos de Louise Ebel, incarnant Hérodiade de « Salomé »… Je vous présente celle-ci :

lien : dr-sktechys-salome

Cette présence….

Lou Ferreira

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Merlin Holland, et en arrière plan, son grand-Père Oscar Wilde.
(Avec l’aimable autorisation de M.Holland)

Oscar Wilde, vous le savez tous, avait deux fils : Cyril et Vyvyan. Cyril est mort au début de la première guerre mondiale en France, et Vyvyan a eu un fils tardivement: Merlin. Je ne vais pas faire ici une biographie, vous en trouverez de nombreuses aisément, des plus élaborées aux plus stupides.

Merlin Holland est un homme qu’on ne dérange pas. Ou plus.
Je l’ai rencontré un soir de Novembre 2005 alors qu’il présentait dans une librairie parisienne l’un de ses ouvrages : le procès d’Oscar Wilde :
(Editions du Stock, Paris 2005)

Son français frôlait la perfection et sa présence discrète et élégante contrastait évidemment avec son aïeul flamboyant. Pourtant, les traits de Wilde sont inscrits sur son visage aux accents mélancoliques et ce qu’il avait à nous dire était touchant à plusieurs niveaux. Parce qu’il découvrait chaque année de multiples détails sur Oscar Wilde qui le fascinaient et dans le même mouvement, il aurait aimé que cet héritage familial (Wilde, l’auteur à succès et à scandale) lui soit moins pesant.

Il a pourtant résisté. Ce n’est qu’après l’âge de 40 ans qu’il se décide à connaitre plus en profondeur qui était ce « génial » grand-père dont le monde parlait de plus en plus et dont son père Vyvyan lui avait transmis de beaux souvenirs avant de s’en aller… Les universitaires, les journalistes le pressaient régulièrement mais il ne cédait à aucune injonction, sauf lorsque le besoin personnel, intime, s’est imposé à lui. Merlin Holland s’est alors attaché à récolter pendant près de 20 ans les informations les plus précieuses de par le monde sur Oscar Wilde et il ne transformera alors aucune réalité, il n’embellira ou ne déformera rien : ce n’est pas Élisabeth Nietzsche et encore moins Alice Mirbeau…!

Il essaie de prendre du recul et il y parvient; ce qu’il publie conserve toujours le souci de l’exactitude et de l’objectivité.
L’objectivité…
Quel duel intérieur doit vivre cet homme qui voit la célébrité de Wilde devenir de plus en plus importante à travers le monde… Comment refuser les multiples invitations : que ce soit pour la « SALOMAYBE ?  » réalisé par Al Pacino, l’inauguration à Paris de la première bibliothèque Oscar Wilde le 25 Novembre dernier, et la réfection (à laquelle il tenait beaucoup) de la tombe de Wilde au Père Lachaise qui se dégradait sous les traditionnels baisers au rouge à lèvres des admirateurs ?

Comment gérer cette histoire intime, privée et publique à la fois ? Celle qui attise encore les haines ou trop de ferveur indécente ?
Merlin Holland le sait, la paix, il ne la connait qu’en posant une distance nécessaire avec les multiples associations qui le réclament, aux comédiens qui jouent les pièces de son grand-père des centaines de fois chaque année de par le monde, et aux « fanatiques » qui se perdent encore à voir Oscar Wilde en lui.

Le jour où j’ai fait sa connaissance, il y avait un jeune homme devant moi qui avait acheté un livre de son grand-père, alors que Merlin venait pour la dédicace de son ouvrage sur le procès Wilde. Le jeune homme insistait. Merlin Holland a refusé poliment. Comment conserver une quiétude qui est la sienne, lorsque même ses propres ouvrages se confondent avec ceux de Wilde ?
Si certains d’entre vous ne connaissent pas encore l’Histoire de la famille de Merlin Holland, donc celle d’Oscar Wilde avant tout, il ne vous reste qu’à vous procurer cette petite biographie que Merlin a publié pour le centenaire de la mort de son grand-père. C’est un bijou, mais un bijou sans concessions. Comme son auteur.

Lou FERREIRA

( Collection Anatolia, Editions du Rocher)

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Chers Amis,
Je ne connaissais pas Louise, mais elle fait parler d’elle depuis quelques années déjà.
Provocante, intelligente et belle, cette jeune femme est en plus cultivée. Lorsqu’elle lit « Le jardin des Supplices » d’Octave Mirbeau, elle précise bien (ouf!) que ce sont pas les tortures qui la stimule, mais des désirs plus souverains, c’est-à-dire non avilissants mêlés à la beauté féminine qui la touche.
Sur toutes ses photos elle ajoute une couleur de décadence sans vulgarité, un zeste de poésie sans prétention, et un ravissement pour le regard de tout un chacun, parce que, je considère que de se plonger dans un tel univers sans faute de goût, c’est de l’hédonisme et de l’art. Son être et son apparaître sont authentiques.
Jugez-en :

Photo Adeline Rapon, bijoux Pagan Poetry voir le site / blog : le-jardin-des-supplices-pt-i

Ou encore celle-ci à l’époque des bordels fin-de siècle :

Photo : Emilie Carpuat. Make-Up/Hair : Laurène Dandois.

Voir ce lien : lapollonide-partie-i

Vous trouverez tous les renseignements à propos de tous ceux et celles qui oeuvrent à la beauté de son univers et de sa personne et voyagerez dans le temps avec Louise Ebel régulièrement…

Et celle-ci : une splendide apparition façon préraphaélite ….

lien : homedecoration

Lou Ferreira

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J’ai rencontré Gyles Brandreth à deux reprises, et la dernière fois que je l’ai croisé, c’était pour ma lecture de « L’ombre d’Oscar Wilde » au théâtre du Nord-Ouest. Cet homme, d’une délicatesse humaine inouïe, est venu écouter mon texte.
Hallucinant….
Quel écrivain à succès me ferait cet honneur en France ? Vous riez, mais il suffit d’être secrétaire dans une émission de télévision pour se croire star. Hilarant en effet.
Gyles Brandreth a vendu des milliers d’exemplaires de ses quatre romans « policiers », traduits dans le monde entier et en France dans la collection 10 / 18 en particulier :


« Oscar Wilde et le jeu de la mort »


 » Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles  »

« Oscar Wilde et le nid de vipères »

« Oscar Wilde et le cadavre souriant »

A partir de détails infimes et intimes sur la vie même de Wilde, ses fréquentations (lieux et amis), et la coïncidence de nombreux faits de son existence avec les intrigues judicieusement ficelées, Gyles Brandreth a réalisé le rêve de nombreux admirateurs du dramaturge irlandais : le ramener à la vie avec un luxe de précisions et d’intrigues policières qui ont plu et plairont également à ceux qui ne s’intéressent pas nécessairement au poète.
C’est tout simplement impressionnant…

De plus, en décembre dernier (peut-être me confirmera t-il qu’il existe d’autres dates ?), il a interprété le rôle de Lady Bracknell dans  » The importance of being Ernest » à Londres : Un succès !

Voici deux portraits de cet homme admirable, fin et amusant :

et l’affiche le représentant en Lady Bracknell :

Voir son site / Blog : gylesbrandreth.net

Comme j’aurais aimé applaudir l’homme, le comédien et l’auteur …!

Lou

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Marguerite Durand, peinture à l’huile de Jules Cayron, 1897

Si aujourd’hui je me pose des questions quant aux revendications de certaines féministes à propos d’un « e » à auteur ou de l’exclusion du mot « Mademoiselle », je ne peux m’empêcher d’être particulièrement émue lorsque je lis régulièrement les combats de ces femmes depuis la révolution française….
L’une d’elle, à la fin du XIXème siècle se nomme Marguerite Durand. Après les récurrentes contestations des plus grands révolutionnaires contre leur émancipation (Proudhon disait -entre autre- « Soyez ménagères, ce mot dit tout », elle va lancer un journal : La Fronde.

Cette femme, belle et actrice à la Comédie Française, se dit « Féministe Chrétienne », républicaine, laïque, pas particulièrement anticléricale, ni foncièrement socialiste, elle va pourtant prendre fait et cause pour l’émancipation politique et économique des femmes, et son journal sera vendu à plus de 200 000 exemplaires quotidiennement.
Son influence sera longtemps considérable. Elle meurt en 1936

Un ouvrage fondamental raconte le combat de ces femmes (et des hommes parfois solidaires), celui-ci :

Michel Toulet, Anne Lise Carbonnier et Jean-Michel Lecat sont les auteurs de « La longue marche des femmes », paru aux Editions Phébus en 2008.

Passionnant….

Lou

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Photo extraite du site / blog de l’Arachnée

Je viens de repérer ce petit blog agréable où l’on vous donne quelques informations précieuses sur les tenues victoriennes, mais pas seulement ! D’autres périodes de l’histoire sont commentées quant à l’aspect vestimentaire, et les blogs de plusieurs créateurs et créatrices sur divers accessoires sont en ligne.
Dommage qu’il ne soit pas aisé de lire sur un fond blanc des caractères bleu ciel, mais ce site mérite le détour pour les amoureux de la tenue victorienne (entre autres disais-je…)

A bientôt ici : 05_Le_costume_entre_1850_et_1870_la_crinoline-290275.html

Lou

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Chers Amis,
Voici 2 photos : elles présentent tous les comédiens qui ont su tenir et soutenu ce texte avec classe en entrain ! Et ce sont de belles personnalités….
Ici, le décor n’était pas éclairé, donc rassurez-vous, il y avait l’essentiel pour imaginer un joli Salon Littéraire !

(De gauche à Droite : Jean Dominique Peltier (Octave Mirbeau), Rachilde (Hélène Laurca), Bernard Maltère (Edmond de Goncourt), Marie Véronique Raban (Alice Mirbeau), Eric Geynes (Frank Harris), Bertrand Monbaylet (Jules Renard), Didier Morvan (Laurent Tailhade) et Sylvain Lablée (André Gide jeune).

Ici, je vous présente Célia Clayre, la metteur en scène (jolie rousse) et moi, Lou, l’auteur avec mon petit gilet vert d eau.
Dans une vie, cela n’arrive pas souvent alors, je ne me refuse pas ce plaisir !

Et ci-dessous, vous trouverez la critique d’une femme que je ne connais pas, mais qui est elle-même comédienne et metteur-en scène :

« L’ombre d’Oscar Wilde de Lou Ferreira »

En France, c’est chez Octave Mirbeau esprit libre que la notion d’endoctrinement révolte et son épouse cette Alice ex-comédienne avec laquelle il entretient des relations complexes, que toutes sortes d’auteurs dont Gide et Jules Renard mais aussi Edmond de Goncourt sont accueillis en Avril 1895. Ce mois-là Oscar Wilde comparaissait devant une cour de justice anglaise pour y répondre de ses délits, à savoir sa liaison retentissante avec le fils du Marquis de Queensberry, et le fait qu’il n’ait pas voulu qu’on étouffe l’affaire. On connaît la suite. Ici, chez Mirbeau, chacun de ces prestigieux hommes de lettres de générations différentes ainsi que leur consœur Rachilde qui a reçu Wilde dans son fameux salon littéraire, viennent dire ce qu’ils ressentent à la nouvelle de ce procès inutile et infâmant ; ils se concertent pour tenter d’organiser la défense d’Oscar.

Ce faisant chacun parle aussi de lui-même, sans se raconter, et Lou Ferreira qui nous les fait redécouvrir nous les présente comme jamais les manuels de littérature n’ont su ou pu le faire. Une telle démarche fascine et vous guettez les répliques de chacun de ces littérateurs, hommes d’esprit généreux mais souvent plus que caustiques. Cela donne : « Comment peut-on être écrivain et rester fidèle ? » et dans un anglais parfait (remerciements à Olivier Bruaux ) «… happiness… and pleasure ? » La partition est éclatante, les comédiens la servent de façon brillantissime, dans des costumes et moustaches d’époque ; leurs déplacements sont parfaitement organisés. Cette fois encore la scène de la salle Laborey avec son grand escalier central est un lieu inspiré et inspirant.

Théâtre du Nord-Ouest les 7, 15 et 29 mai, 12, 13, 15, 19 et 27 juin, horaires à consulter sur www.theatredunordouest.com et 01 47 70 32 75

Voici le blog de Marie Ordinis -que je remercie chaleureusement !- lombre-doscar-wilde-de-lou-ferr…

Merci et à bientôt tous !

Lou

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Patrick Tudoret
(Photo extraite du lien : letelegramme.com )

J’ai eu le bonheur de croiser la route de Patrick Tudoret (qui a co-écrit avec Thibaut D’Anthonay , une pièce de théâtre « L’entrevue de Taormine ») et que certains ont eu le plaisir d’écouter lors de la fête du « Wilde Day » en Janvier 2011…
J’aurais pu vous parler de son reccueil de poésie qui vient de paraitre, mais le lien que je vous propose ci-dessous le fait avec une limpidité qui me touche :

Tudoret Patrick Le soir des péninsules

Je reviendrai sur cet auteur délicat lorsque j’aurai le plaisir de parler de Jean Lorrain, grâce à la pièce de théâtre qui va bientôt être montée (une rencontre entre Wilde et Lorrain….)
Pour cette information, commençons par cet ouvrage de Thibaut d’Anthonay … Cela vous dit quelque chose ?


Couverture extraite du lien : livre.fnac.com

Prenez du plaisir alors !

Lou

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Photo extraite du blog : unepenseedesmots.centerblog.net

Pourquoi être toujours dans une humilité affichée ? Il y a des jours (rares) où l’on est en droit d’être en accord avec les belles choses que l’on dit et écrit sur votre façon de vivre le théâtre et l’art.

Alors, en voici deux (sur billet réduc certes, mais elles ont aussi leur justification !)
(pas celles sur les lectures de l’année dernière, cliquez sur « voir autres critiques » )

evtcrit.htm?tout=1&tri=G&crit=1#crit

Merci à Tous et au 7 Mai pour la prochaine représentation !

Lou Ferreira

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Voici 3 photographies de la première de l’ombre d’Oscar Wilde dans ce théâtre d’art et d’essai à Paris :

Marie Véronique RABAN (Alice Mirbeau) et Bernard Maltère (Edmond de Goncourt)

Hélène Laurca (Rachilde), Didier Morvan (Laurent Tailhade), Bernard Maltère (Edmond de Goncourt)

Jean-Dominique Peltier (Octave Mirbeau), Bernard Maltère (Edmond de Goncourt)

Ils ont été à la hauteur de mes espérances, et elles sont exigeantes. Le texte était difficile, mais pour cette première de « L’ombre d’Oscar Wilde » hier au Théâtre du Nord- Ouest, la salle était pleine et l’enthousiasme sincère.
Merci à tous ces professionnels qui ont tout donné… et donneront encore à vous tous qui irez les voir (en dehors du 1 mai évidemment ) les :

MERCI A VOUS TOUS ET A BIENTOT AU 19ème SIECLE !

LOU FERREIRA

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