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Posts Tagged ‘André Gide’

Chers Amis,

Et si vous preniez quelques minutes pour accompagner ces réflexions premières, celles qui se sont imposées à moi lorsque j’ai abordé l’œuvre du grand Wilde ?

Vous le savez, Oscar Wilde surprend sur un point précis quand on se penche sur la totalité de son œuvre littéraire et artistique : il est juste de le considérer en tant que dramaturge, ses pièces ayant été jouées de son vivant, avec –pour la plupart- un succès considérable qui perdure aujourd’hui dans le monde entier. Il est tout aussi juste de le considérer comme poète, ne serait-ce que pour la beauté du style et du thème de « la Ballade de la geôle de Reading », (poème rédigé à sa sortie de prison). On peut également respecter son œuvre en tant que romancier, puisque son Portrait de Dorian Gray demeure l’un des romans les plus lus au monde également.

Mais, ses contes, ses nouvelles, ses essais, ses aphorismes et ses lettres (dont la plus précieuse « De Profundis » est régulièrement lue sur les scènes parisiennes), tous ses travaux témoignent d’une volonté impressionnante de tester son imagination, et de la mettre au service de tous les styles de figure littéraire. Au moins.
Mais si l’on prend un peu de recul, en moins de dix années, la majeure partie de son œuvre est rédigée. Comme s’il était pressé, avide de tester ses talents littéraires pour prouver que le Beau peut s’apprécier dans un savoir-faire multiple. Mais aussi pour vérifier que les effets produits par son imagination artistique, ont des répercussions réelles et efficaces sur un large public, sur le lecteur dans son intimité, et par conséquent, sur le développement de sa propre individualité.

En ce sens, Oscar Wilde se présente comme un artiste insatiable, alternant des périodes d’absence de concrétisation (c’est-à-dire que Wilde ne semble jamais avoir eu de problème d’inspiration, mais de volonté de concentrer son énergie débordante en réalisations plus soutenues), et celles, plus boulimique d’un travail dont la densité de la réflexion surprendra.
Mais que veut prouver Wilde en diversifiant son style et sa parole vive ? Aurait-il quelque chose à combler, à transformer ou à masquer pour se plonger avec autant d’avidité sur une pluralité de formes hybrides que son esthétisme saura toujours mettre en valeur ?
Si André Gide ne nous avait pas rapporté l’aveu du poète –souvent mentionné- : « Il faut que quelque chose d’autre arrive », nous en aurions eu au moins l’intuition. Ce feu d’artifice de style renseigne sur l’incapacité de Wilde à supporter l’ennui.
Tout ce qui a été prouvé, démontré, ou reconnu, doit être dépassé et il apparaît que son enthousiasme est alors mis à rude épreuve.

Nous comprenons l’enthousiasme tel que Platon l’avait pensé, c’est-à-dire cette forme d’irrationalité chez l’artiste qui donne l’impression qu’il s’agite et crée avec empressement comme s’il était inspiré des dieux. Ce n’est qu’une impression première, et il est évident que cette inspiration divine reste tout à fait symbolique. Elle participe de ce pouvoir réel et maîtrisé chez Wilde, de s’approprier toutes les figures de styles possibles, pour en faire des chefs- d’œuvre ou des écrits à succès qui, pour certains, n’ont jamais cessés d’être joués ou lus depuis leur création ou leur publication .

Il y a également le fait que Wilde désirait s’adresser à tous. La beauté et l’art devaient être accessibles au plus grand nombre puisque c’était une des conditions du vivre mieux. Disons que le moyen de vivre mieux passe par la ferveur artistique, et que le but de l’épanouissement personnel et social se posait dans le fait d’être un artiste, absolument.
Le Beau concerne donc la société et les individus dans leur ensemble, et pour accéder à leur sensibilité et leur intelligence esthétique, il était nécessaire, non seulement d’en élaborer une théorie, puis de prouver qu’il était possible de l’adapter à toutes les formes d’expressions littéraires qui avaient pour fonction de sensibiliser les êtres, et transformer leur vision des hommes, des choses et d’eux-mêmes.

Dans le même temps, Wilde se testait : un artiste dont les mots constituent la matière première de son art, doit savoir sans cesse se renouveler, développer une imagination prodigieuse qui va chercher au-delà du déjà-vu, ce qui se cache et ce qui se joue derrière les apparences ou dans l’apparaître même. Pourvu que la beauté soit au rendez-vous, avec l’espoir de provoquer un enthousiasme ou des sentiments plus nuancés…
La création de Wilde, nous l’avons dit, se propose sous des formes pluralistes, multiformes, mais qui existaient en lui sous des formes nuancées de couleurs en puissance . Dans l’ombre, l’histoire de son enfance et de son adolescence préparait cet acte de création qui est la mise en lumière d’une œuvre déjà-là, à libérer de l’ombre de ses ancêtres pour être.

Lorsque nous évoquons les agirs de Wilde, c’est bien en le différenciant du produire. C’est-à-dire, qu’il y a dans l’histoire de l’œuvre wildienne, un préambule qui n’est pas l’œuvre elle-même, mais qui l’annonce. Par exemple, les conférences de Wilde aux Etats-Unis en 1882, sont antérieures à la majorité de ses œuvres les plus connues, et pourtant, elles annoncent sa production et la couleur de ses futures provocations. Wilde se dirige vers son art, il prépare ses armes en vue de son esthétique théorique et pratique.

Pour cela, la distinction première qu’il nous faut envisager se fixe avec les trois états d’être et de faire son art : la provocation, la subversion et la contestation. Comment situerons-nous l’agere et le facere de l’œuvre de Wilde ?
La contestation, se situe principalement dans des discussions assez vives que Wilde a pu entretenir avec certains porte-drapeaux d’une esthétique qu’il partageait plus ou moins (par exemple, ses diatribes à l’encontre de Whistler ou certaines critiques artistiques sans grand enjeu).
L’attitude de Wilde consistera tout autant à mettre en évidence ses contestations contre de multiples idées reçues (dans « Intentions » ou « l’âme de l’homme sous le socialisme »), mais les réactions se limiteront à des pamphlets et du cynisme de la part de ceux qui s’attaqueront à lui. Cependant, ces contestations vont nourrir les provocations de part et d’autre parce que les virulences esthétisantes de Wilde se font en public ou par voie de presse. Il aime les mises en scène, même lorsqu’il est acteur de sa propre pièce.

Nous l’avons vu, la provocation incite souvent au conflit physique (ce sera son cas, mais en prison. Son corps ne sera pas proposé en duels –fréquents à son époque – mais la loi lui en imposera un autrement) : Il y a cependant toujours l’idée d’un défi à lancer, et nécessairement à relever en face, c’est-à-dire, où se positionnent les attentes de Wilde. En revanche, dans la notion de subversion,un nouveau stade est proposé : le passage à l’acte de la contestation à la déstabilisation d’un ordre et d’une esthétique académique.

Le processus créateur chez Wilde nous apparaît cohérent dès le départ. Il se veut poète, certes, mais annonce à ses professeurs d’Oxford qu’il sera célèbre. Il conservera ce besoin viscéral de la parole vive qui enivre l’autre pour le rallier à ses causes. Wilde est un actif. Pragmatique.
Provoquer est certes son grand jeu, mais attaquer et changer en profondeur le monde par l’art, est plus proche du comportement wildien, nous l’avons aperçu. Pourtant, avant de faire partie de l’histoire de l’Art, l’esthétique de Wilde avait des assises. Des fondements philosophiques, et métaphysiques qui n’étaient pas toujours en opposition avec le réel. Pour ce, il faut accéder à la plupart des intuitions artistiques de l’auteur, et voir comment elles peuvent se constituer en Esthétique de la décadence ou de la provocation comme impulsion en faveur du beau.
Vous verrez chers amis, c’est assez fascinant…

Et il change vraiment la vie….

Texte intégral de Lou FERREIRA

Chez Lou. Photo Francine H.F

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Chers Amis, le 29 Mai approche et le mois de Juin s’annonce heureux !

Depuis plus de 5 années, je reçois et participe à la publicité de nombreuses pièces de théâtre, je reçois de nombreux artistes et écrivains et…

Et si c’était à mon tour ?

Vous voir et accueillir vos impressions sur « L’ombre d’Oscar Wilde » ?

Je vous présente les comédiens, ce sont tous des professionnels et leur travail est (objectivement ?) remarquable parce que mon texte n’est pas facile du tout à « dire » ou à interpréter…

Eric Geynes (Frank Harris) et Jean Dominique Peltier (Octave Mirbeau)

Marie Véronique Raban (Alice Mirbeau)

Sylvain Lablée (André Gide -jeune-)

Au centre : Bertrand Monbaylet (Jules Renard)

A droite : Didier Morvan (Laurent Tailhade)

Bernard Maltère (Edmond de Goncourt) et…

Hélène Laurca (Rachilde)

Merci à tous !

Lou FERREIRA

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La pièce et les comédiens connaissent un réel succès ! Voici trois autres photos -pardonnez ces clichés qu’un spectateur anonyme m’a fait parvenir-, mais l’ambiance donne le ton :

Rachilde (Hélène Laurca)

Alice Mirbeau (Marie Véronique Raban) et Edmond de Goncourt (Bernard Maltère)

Laurent Tailhade (Didier Morvan) et Rachilde (Hélène Laurca)

Voici la critique de Marie Ordinis, auteure, metteur en scène et comédienne dont j’espère faire la connaissance un jour !

sur son blog : lombre-doscar-wilde-de-lou-ferr…

et ci-dessous :

L’ombre d’Oscar Wilde de Lou Ferreira

En France c’est chez Octave Mirbeau esprit libre que la notion d’endoctrinement révolte et son épouse cette Alice ex-comédienne avec laquelle il entretient des relations complexes, que toutes sortes d’auteurs dont Gide et Jules Renard mais aussi Edmond de Goncourt sont accueillis en Avril 1895. Ce mois-là Oscar Wilde comparaissait devant une cour de justice anglaise pour y répondre de ses délits, à savoir sa liaison retentissante avec le fils du Marquis de Queensberry, et le fait qu’il n’ait pas voulu qu’on étouffe l’affaire. On connaît la suite.

Ici, chez Mirbeau, chacun de ces prestigieux hommes de lettres de générations différentes ainsi que leur consoeur Rachilde qui a reçu Wilde dans son fameux salon littéraire, viennent dire ce qu’ils ressentent à la nouvelle de ce procès inutile et infâmant : ils se concertent pour tenter d’organiser la défense d’Oscar. Ce faisant chacun parle aussi de lui-même, sans se raconter, et Lou Ferreira qui nous les fait redécouvrir nous les présente comme jamais les manuels de littérature n’ont su ou pu le faire. Une telle démarche fascine et vous guettez les répliques de chacun de ces littérateurs, hommes d’esprit généreux mais souvent plus que caustiques . Cela donne : « Comment peut-on être écrivain et rester fidèle ? » et dans un anglais parfait ( remerciements à Olivier Bruaux ) « happiness… and pleasure ? » .

La partition est éclatante, les comédiens la servent de façon brillantissime, dans des costumes et moustaches d’époque ; leurs déplacements sont parfaitement organisés. Cette fois encore la scène de la salle Laborey avec son grand escalier central est un lieu inspiré et inspirant.

Marie Ordinis.

LES DATES ET LA DISTRIBUTION :

MERCI A TOUS !

Lou FERREIRA

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Voici 3 photographies de la première de l’ombre d’Oscar Wilde dans ce théâtre d’art et d’essai à Paris :

Marie Véronique RABAN (Alice Mirbeau) et Bernard Maltère (Edmond de Goncourt)

Hélène Laurca (Rachilde), Didier Morvan (Laurent Tailhade), Bernard Maltère (Edmond de Goncourt)

Jean-Dominique Peltier (Octave Mirbeau), Bernard Maltère (Edmond de Goncourt)

Ils ont été à la hauteur de mes espérances, et elles sont exigeantes. Le texte était difficile, mais pour cette première de « L’ombre d’Oscar Wilde » hier au Théâtre du Nord- Ouest, la salle était pleine et l’enthousiasme sincère.
Merci à tous ces professionnels qui ont tout donné… et donneront encore à vous tous qui irez les voir (en dehors du 1 mai évidemment ) les :

MERCI A VOUS TOUS ET A BIENTOT AU 19ème SIECLE !

LOU FERREIRA

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LE 1er MAI : PREMIERE DE MA PIECE  » L’OMBRE D’OSCAR WILDE  » Au Théâtre du Nord-Ouest

Voici les dates et le lien que vous pouvez utiliser pour réserver :

Réservations sur Billet Réduc.

N’hésitez pas à me contacter pour toutes les informations sur cette pièce !

Lou Ferreira

06 74 70 09 05

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