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Archive for mai 2012

Editions de l’Amandier / Théâtre.

Oscar Wilde avait laissé entendre que cette pièce de jeunesse mettait d’abord en scène une histoire d’amour entre Véra et le tsarévitch, alors que le but premier était d’anéantir le tsar et nécessairement tout ce que représentait son pouvoir. Effectivement, tout au long des quatre actes, il est aisé de voir percer l’affection grandissante que Véra éprouve pour cet homme, qui semble comprendre les souffrances et les revendications du peuple. Elle refusera non seulement de l’assassiner, mais ne le laissera pas non plus se suicider (c’est l’intention du jeune homme à la fin de la pièce) : c’est elle qui met fin à ses jours.

Le thème choisi par le jeune Wilde, les revendications énoncées (le problème de la famine, l’écrasement du pouvoir, l’impossibilité d’accéder et de penser le Beau etc.), tout renseigne sur les sympathies politiques, philosophiques et la ferveur qui le rendaient au moins solidaire avec ses contemporains russes.

A n’en pas douter, Oscar Wilde connaissait les réactions politiques et littéraires des nihilistes russes depuis les années 1860 avec les hauts faits d’un Netchaïev, les ouvrages des Pissarev et de Tchernychevski.

Le révolutionnaire Serguei Netchaiev, grande figure du mouvement des nihilistes russes des années 1860

Ces mouvements désespérés et contestataires intéressaient et plaisaient à Wilde, ceux-là même qui pousseront Nietzsche à réfléchir sur l’impasse de ce mouvement extrémiste dont le leitmotiv était « vivre libre, mourir jeune ». (Il élaborera en grande partie la théorie du surhomme à partir de ce qu’il considèrera être un échec philosophique et politique. Tout du moins une réaction et une prise de position limitées).

« Le jeune socialiste Wilde, avec ce drame historique situé dans la lointaine Russie, voulait écrire un hymne à la liberté, contre la tyrannie » écrit Marie Claire Pasquier . Mais il me semble amusant de rappeler que non seulement plusieurs « Véra » ont réellement existé , mais qu’en dehors de l’héroïne de Tchernychevski dans son « que faire ?» (qui se prénommait aussi Véra), il y eu une autre intellectuelle, connue dans ce mouvement révolutionnaire qui a rédigé sa propre autobiographie intitulée « une nihiliste ». Son vrai nom est Sophia Kovalevskaïa, mais elle emprunte également le prénom de Véra. C’est une jeune fille de général, féministe et mathématicienne qui finira (comme dans la pièce de Wilde) par délaisser les agitateurs de son époque dont les revendications lui semblaient limitées, au profit d’une histoire d’amour intense.

Il ne nous semble donc pas étonnant que Wilde ait choisi ce prénom, encore moins qu’il se soit inspiré de la nature effervescente, (romantique par certains aspects), mais surtout anti-autoritaire de ces femmes qui tenaient tête à toutes les injonctions politiques et morales de leur époque, pour décider de leur destin. Le jeune Wilde est impressionné par le caractère décidé et autoritaire de ces femmes, ce qui paraîtra contradictoire avec certaines invectives apparemment misogynes. Pourtant lorsque Wilde rédigera son essai sur L’âme de l’homme sous le socialisme, il s’adressera à tous, et attribuera même certains passages à la condition féminine de la fin du siècle qu’il déplore. En particulier leur absence de position sociale, et le carcan dans lequel le mariage les emprisonne.

Lorsque Wilde fait dire à Véra : « Mais nous les nihilistes, nous lui avons (au peuple) maintenant donné à manger de l’arbre de la connaissance et le temps des souffrances silencieuses a pris fin pour la Russie », On retrouve l’urgence de la culture, du travail de la raison et des savoirs à transmettre au peuple pour le sauver du joug des oppresseurs. Pour Wilde, éduquer, politiser le peuple, c’est la première des solutions à envisager pour que tous finissent par accéder à l’esthétique comme perfectionnement de l’âme humaine. Il attribue donc un rôle central aux êtres de savoir (philosophes, politiques socialistes ou libertaires, et artistes) pour aider la population inculte et démunie, afin qu’elle prenne conscience de l’emprisonnement éthique et économique dans lequel elle se trouve.

Oscar Wilde croit qu’il peut par la bonne volonté, sa culture et ses déterminations, transformer la vision du monde appauvrissant dans lequel se perdent ses congénères.
« Le temps des souffrances silencieuses a pris fin pour la Russie » fait-il dire à Véra. C’est une injonction forte. Wilde propose le cri, le bruit. Il envisage dans cette pièce, (mais il le fera dans ses conférences et dans ses actes toute sa vie), de montrer et de dire à voix haute, voire de mettre en scène ce qui ne peut plus se taire. La ruine des valeurs sur lesquelles s’est construite la Russie Tsariste, manifeste le vide de sens et l’absence de projet qui caractérise le peuple en révolte.

Dans la bouche de Véra, Dieu semble déjà mort, mais pas pour Wilde. Ce qui ne l’empêche nullement de prendre fait et cause pour les colères de tous les peuples opprimés, mais sa particularité est de sortir ses personnages d’un rôle essentiellement politisant, nihiliste ou utilitariste.
En effet, Véra se poignarde pour que le jeune Tsar –qu’elle a fini par aimer- ne le fasse. Et elle meurt en étant convaincue que son but était de « sauver la Russie ».
On pourrait se dire que Wilde jouit de l’improbable, mais ce serait sans intérêt. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il se refuse décidément à exclure la passion amoureuse, le geste romantique et la beauté de l’intention. L’auto-destruction, éventuellement, mais toujours pour le beau ou l’amour. Mourir pour le peuple lui paraît limité et insuffisant, même s’il admire Kropotkine, Stirner et les actes de foi libertaires jusqu’au désespoir.

Il y a une valeur au-dessus du strict politique et matériel, c’est l’arbre de la connaissance, et l’Art. Chez Wilde, c’est ce qui transforme une intention nihiliste en surhomme esthétique dirions-nous.

LOU FERREIRA

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Première tombe d’Oscar Wilde (1900-1909) au cimetière de Bagneux.

Deuxième tombe de Wilde -sculptée par Jacob Epstein- au cimetière du père Lachaise à Paris.

Cette seconde photo me donne l’opportunité de présenter un auteur que tous les lecteurs de Wilde connaissent : Jim Yates.

Je l’ai rencontré dans mes salons Littéraires et lors de diverses commémorations wildiennes. C’est un être particulièrement chaleureux, haut en couleur ! Il aime la vie, c’est un hédoniste altruiste (l’expression est malheureuse, mais la précision est importante) et son ouvrage ci-dessous : « Oh père Lachaise » n’exclut en rien certains questionnements philosophiques que Wilde aurait pu se poser par-delà sa pierre tombale …
Jim Yates m’a gentiment transmis deux présentations de son ouvrage :

La première en anglais, la seconde dans un français qu’il n’a pu mieux traduire, mais qui présente l’avantage de pouvoir être lu par ceux qui ne lisent pas l’anglais.

En anglais :

 » At the beginning of Oh! Père Lachaise, Oscar Wilde has been dead for years. His corrupted body has been lain to rest first at the Bagneux Cemetery in Paris and later disinterened and reburied at the Parisians most favourite place: the cemetery of Père Lachaise.

After a turbulent life, surely Wilde’s restless soul could expect to find peace at last and a place in Paradise. But in the Purgatory attached to the famous Parisian graveyard, his soul is uneasy. He is confused by his exclusion from Paradise and tormented by memories of a past besmirched by betrayal, most of all his loving wife Constance and his sons, Cyril and Vyvyan, still children when he was imprisoned, never to see them again.

Yet Oscar’s years in Purgatory have not been without recompense. With his wit intact he has captivated the souls of Père Lachaise. He had continued to write on an attempt to utilise his talents, which were maturing when virtually destroyed by his trials, imprisonment and premature death. Most important, he has made new friends. Amongst the rich cast of characters whose souls surround him in Purgatory are the American singer Jim Morrison, whose grave is both the most vested and yet the most desecrated in the cemetery. Other friends include Chopin, Seurat, Edith Piaf, Alfred de Musset, Colette, Proust, Jane Avril, Delacroix and Balzac.

As Oscar’s soul declines further and he slides into deep depression, developing obsessions about his genius, his friends rally around him in an attempt to restore the writer to well-being and perhaps guide him into Paradise.

Jim Yates’ Oh! Père Lachaise marks an extraordinary debut. It is richly discursive, often amusing but also a philosophical novel about the debt we each owe to our past, to the nature of our being and the healing qualities of love. It is a fine addition to the vast library about that most iconic of figures: Oscar Wilde « .

En français tel qu’il me l’a proposé : j’aime le charme des imprécisions. J’y perçois toujours les efforts de l’autre pour se faire comprendre.

 » Au commencement de l’ouvrage « Oh! Père Lachaise » , Oscar Wilde est mort depuis des années. Son corps allongé pour se reposer d’abord au cimetière de Bagneux à Paris sera plus tard enterré à l’endroit favori des Parisiens: le cimetière du Père Lachaise.

Après une vie mouvementée, l’âme sûrement agitée de Wilde s’attendait à trouver enfin la paix et espérait une place au paradis. Mais dans le Purgatoire parisien, elle est mal à l’aise. Il est déçu par cette exclusion et tourmenté par les souvenirs d’un passé entaché par les trahisons qu’il a fait subir à son épouse aimante Constance et la peine endurée par ses fils, Cyril et Vyvyan, (encore enfants quand il avait été emprisonné), et que l’on avait interdit de revoir.

Pourtant, ces années d’ Oscar passées au Purgatoire n’ont pas été sans récompense. Avec son esprit vif intact, il a captivé les âmes du Père Lachaise. Il a continué à écrire sur tous ceux qui tentaient d’utiliser ses talents, et s’est fait de nouveaux amis. Parmi les riches personnalités que comptent les âmes du Purgatoire , il s’y trouve l’Américain Jim Morrison, chanteur, dont la tombe est à la fois la plus proche mais aussi la plus profanée dans le cimetière. D’autres amis partagent sa vie : Chopin, Seurat, Edith Piaf, Alfred de Musset, Colette, Proust, Jane Avril, Delacroix et Balzac.

Pourtant l’âme d’Oscar décline de plus en plus… Il tombe dans une profonde dépression et développe des obsessions à propos de son génie. L’effort de ses amis pour espérer apporter un bien-être à l’écrivain et peut-être le guider dans le Paradis enfin ne seront pas aisés.

« Oh! Père Lachaise » de Jim Yates est une nouveauté : c’est un ouvrage riche en propositions éthiques, souvent drôles mais aussi un roman philosophique sur la dette que nous avons tous face à notre passé, à la nature de notre être et aux mérites guerisseurs de l’amour. Il s’agit d’un bel ajout à la vaste bibliothèque du sujet qu’est Oscar Wilde. »

Merci cher Jim !


« Portrait » de l’auteur (avec son aimable autorisation)

Lou.F

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Sur ce lien (billets en ligne) : evt.htm

et celui-ci (les critiques) : evtcrit.htm?tout=1&tri=G&crit=1#crit

MERCI !

Lou. F

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Chers Amis, le 29 Mai approche et le mois de Juin s’annonce heureux !

Depuis plus de 5 années, je reçois et participe à la publicité de nombreuses pièces de théâtre, je reçois de nombreux artistes et écrivains et…

Et si c’était à mon tour ?

Vous voir et accueillir vos impressions sur « L’ombre d’Oscar Wilde » ?

Je vous présente les comédiens, ce sont tous des professionnels et leur travail est (objectivement ?) remarquable parce que mon texte n’est pas facile du tout à « dire » ou à interpréter…

Eric Geynes (Frank Harris) et Jean Dominique Peltier (Octave Mirbeau)

Marie Véronique Raban (Alice Mirbeau)

Sylvain Lablée (André Gide -jeune-)

Au centre : Bertrand Monbaylet (Jules Renard)

A droite : Didier Morvan (Laurent Tailhade)

Bernard Maltère (Edmond de Goncourt) et…

Hélène Laurca (Rachilde)

Merci à tous !

Lou FERREIRA

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Peinture réaliste de Jean Beraud (1849-1935)

Les contradictions ne me déplaisent pas quand elles demeurent (apparemment) inoffensives : Je ne raffole pas de la littérature réaliste et des naturalistes, et pourtant je résiste mal au plaisir de lire du Zola ou du Maupassant… Et j’ai toujours eu un faible pour les peintres non-académiques -ce qu’il faudrait définir- mais j’aime le style et le regard de Jean Beraud… Soit.

Cette peinture m’amuse également puisque je viens de trouver un site dédié aujourd’hui à la « fée verte ». Si nous n’ignorons pas les ravages que cette boisson a provoqué chez nos illustres artistes et poètes du XIXème siècle (entre autre), je vous laisse le soin de vous faire votre propre morale, ce n’est pas mon intention ici, mais ne trouvez-vous pas cette photo attrayante ?

Consommée avec curiosité, c’est un enchantement.
passager certes, mais un enchantement….:

C’est sur ce site que vous trouverez d’étonnantes informations…. : www.vertdabsinthe.com

A demain tout de même…

Lou. F

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Ne vous lassez donc pas du trio « Belle époque » dont je vous ai parlé ce jour, des rééditions de Patrick Cardon et son équipe fructueuse, de Rainer Maria Rilke dont je reparlerai servi par Laurent Terzieff, inoubliable poète du geste aussi…

Et la beauté de Louise, sans cesse réinventée et habitée fait partie de l’univers de ce blog.
Je remercie Aurore Mosnier pour le contact esthétique !….
Voici une perle :

sur son site / blog : www.misspandora.fr
vous trouverez toutes les informations sur l’origine de cette photographie, et en découvrirez d’autres…. comme celle-ci :

Merci à tous ces êtres inspirés,

Lou Ferreira

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Patrick Cardon et les éditeurs / auteurs de www.gaykitschcamp.com
(si le lien s’affiche mal, vous trouverez sur tous les moteurs de recherche ces éditeurs originaux).

 » Après Ressort cassé publié l’an dernier, voici Hors Sexe : le deuxième des romans publiés chez Kistemaekers en 1890, sous le titre Le Troisième Sexe. Curieusement, alors qu’un seul titre figure sur la couverture, l’éditeur belge a choisi de publier en un seul volume deux intrigues distinctes, donc deux romans.
La justice, qui a intenté une action contre le livre ne semble pas s’en être rendu compte, puisque le procureur prend ses exemples dans le premier roman et y ajoute un dernier, provenant du second, comme s’il s’agissait d’une seule et unique intrigue.
Il est vrai que les deux romans parlent de l’hésitation de genre et du refus de la stricte coïncidence du genre et du sexe. C’est ce qui irrite la justice de l’époque et c’est ce qui fait leur modernité.
Hors Sexe est un récit plus alerte et plus imagé que Le Troisième Sexe alourdi par de longs discours théoriques. C’est pour cette raison que je me suis autorisée à couper le volume, au risque de me le voir reprocher par certains puristes.
La publication de ce livre obéit aussi à un intérêt sociologique. Avec Marguerite Coppin, nous avons l’occasion de nous pencher sur l’œuvre d’une écrivain de la fin du XIXe siècle, issue d’un milieu modeste, une provinciale largement autodidacte. Dans ses livres, en creux et en plein — je veux dire dans leurs lacunes mêmes, comme dans la fiction — on voit les difficultés qu’éprouve une femme sans fortune et sans références culturelles solides, quand elle essaie de vivre et de penser autrement qu’en suivant les rails du mariage.

Marguerite Coppin est née à Bruxelles en 1867 et il semble qu’elle soit morte en Angleterre, en 1931. Elle a publié trois romans, sans nom d’auteur, chez un éditeur bruxellois sulfureux. Le procès ouvert à l’encontre du second et qui s’est terminé par un non-lieu, a permis d’établir la « paternité » des deux volumes : en 1889, Ressort cassé et en 1890 Le Troisième Sexe suivi de Hors Sexe.
Ces ouvrages ne lui ayant attiré que des ennuis, Marguerite Coppin s’est ensuite adressée à des éditeurs de province, pour des écrits plus inoffensifs. « 

Texte de Mirande Lucien

En vente aux Librairies Violette and Co et Les Mots à la bouche Paris
ou directement franco de port via paypal à gaykitschcamp@gmail.com
ou encore par chèque à QuestionDeGenre/GKC 5 rue du Pavillon 34000 Montpellier
au prix de Ressort cassé = 14 € et Hors Sexe = 9,90 €
et toujours la boutique « gaykitsch » sur Priceminister.com

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Trio Belle Epoque (photo de NATALIA SAVASTANO )

Je cherchais des articles sur la belle époque pour un instant de plaisir, et je suis tombée sur cette photo. Je me suis tout de suite sentie près d’eux, dans un univers qui allait me toucher.
En contact depuis quelques mois avec ce trio chaleureux et exigeant, et je n’ai jamais été déçue, ni par leur travail (que je vous laisse découvrir ci-dessous avec leur lien), ni par leur gentillesse et encore moins par leurs intentions artistiques :

Voici l’article qu’ils ont eu l’amabilité de me transmettre (Je laisse le charme de la traduction de l’italien !) :

 » L’ambiance musicale élégante et scintillante de Paris de la fin du XIXe siècle revit à travers les sons magiques d’un trio de musiciens, le Trio Belle Epoque: un violon,un violoncelle et un piano pour un voyage passionnant dans ces merveilleuses années. Avec efficacité expressive et un charisme spécial de la communication, Luca Bagagli, Marco Pescosolido , Maria Rosaria Napolitano ils ont capables de sèduire tous les publics de leurs concerts et de recréer le cadre salonnard “Art
Nouveau” des lieux où se rencontrait la société élégante et raffinée de l’époque.
Revivent donc les mélodies sublimes de Fauré, Satie, Godard, Massenet, les romances de Toselli, les valses de Johann Strauss, les ragtimes de Joplin et de Berlin, les pages pleines de verve des opérettes de Lehar, Bard et Benatzky.

Une partie du programme de concert , avec lequel le Trio se présente au public, est dediée également à la musique des compositeurs contemporains (style new age), laquelle est une réaffirmation – dans un cadre moderne – de la musique de salon , de divertissement de la Belle Epoque. Les arrangements ont été realisés par le Maestro Emilio Pescosolido, auteur des certains
morceaux de musique écrits pour le Trio , y compris “Tango”, “Dream”, “L’ultimo ballo”, ce dernier des vagues réminiscences debussyanes, en syntonie avec le répertoire entre la fin du XIXe et le debut du XXe siècle, sur lequel le Trio Belle Epoque a fondé sa identité stylistique. « 

J’invite les visiteurs de mon blog à consulter le site web www.triobellepoque.it pour approfondir la connaissance de trois artistes et de leur répertoire.

Prenez du bon temps, vous voyez bien qu’ils nous invitent ! Je les recevrai certainement un jour à un Salon Littéraire lorsqu’ils seront sur Paris. Merci infiniment à tous !

Lou Ferreira

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Rainer Maria Rilke

Qui n’a pas lu « Lettres à un jeune poète  » ? Ecouter et lire uniquement ce texte (pour faire connaissance avec Rilke), c’est se souvenir de ses conseils poétiques, artistiques et humains pour recevoir l’art dans toute sa violence et sa nudité.
Les œuvres de Rainer Maria Rilke sont honorées et au service de nous tous grâce à la fondation qui porte son nom et dont le travail est simplement remarquable… (cliquez sur ce petit lien) : fr

Je reparlerai de lui très bientôt.

Et puis… Laurent Terzieff… Ce génie de l’interprétation et de l’incarnation des failles humaines et des mots d’auteurs, a pu lire, quelques temps avant sa disparition (en 2010), des poèmes de Rilke : jamais un être n’aura fait une telle unanimité quant à son art..
Je l’ai rencontré à deux reprises en 2008 pour lui remettre le texte d’un philosophe, et je n’invente rien : lorsqu’il s’est approché de moi avec un respect évident, il émanait de lui une aura, une douceur pourtant douloureuse qui exigeait une pudeur et le devoir de se remettre en question. Ni Rilke, ni Terzieff n’ont savouré leur art avec quiétude : leur intransigeance appelait beaucoup d’humilité… Terzieff nous manque beaucoup. Le comédien Jean Rochefort a dit (en substance) le jour de ses funérailles :  » il a tout donné pour l’art alors qu’il pouvait faire une carrière internationale au cinéma. Il n’a trahit aucun de ses principes, moi oui, et j’en éprouve du mépris pour moi-même « .

Merci à tous ces artistes sans lesquels on ne peut vivre…

lien : livre.fnac.com

Et aussi :

Merci…

Lou. F

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La pièce et les comédiens connaissent un réel succès ! Voici trois autres photos -pardonnez ces clichés qu’un spectateur anonyme m’a fait parvenir-, mais l’ambiance donne le ton :

Rachilde (Hélène Laurca)

Alice Mirbeau (Marie Véronique Raban) et Edmond de Goncourt (Bernard Maltère)

Laurent Tailhade (Didier Morvan) et Rachilde (Hélène Laurca)

Voici la critique de Marie Ordinis, auteure, metteur en scène et comédienne dont j’espère faire la connaissance un jour !

sur son blog : lombre-doscar-wilde-de-lou-ferr…

et ci-dessous :

L’ombre d’Oscar Wilde de Lou Ferreira

En France c’est chez Octave Mirbeau esprit libre que la notion d’endoctrinement révolte et son épouse cette Alice ex-comédienne avec laquelle il entretient des relations complexes, que toutes sortes d’auteurs dont Gide et Jules Renard mais aussi Edmond de Goncourt sont accueillis en Avril 1895. Ce mois-là Oscar Wilde comparaissait devant une cour de justice anglaise pour y répondre de ses délits, à savoir sa liaison retentissante avec le fils du Marquis de Queensberry, et le fait qu’il n’ait pas voulu qu’on étouffe l’affaire. On connaît la suite.

Ici, chez Mirbeau, chacun de ces prestigieux hommes de lettres de générations différentes ainsi que leur consoeur Rachilde qui a reçu Wilde dans son fameux salon littéraire, viennent dire ce qu’ils ressentent à la nouvelle de ce procès inutile et infâmant : ils se concertent pour tenter d’organiser la défense d’Oscar. Ce faisant chacun parle aussi de lui-même, sans se raconter, et Lou Ferreira qui nous les fait redécouvrir nous les présente comme jamais les manuels de littérature n’ont su ou pu le faire. Une telle démarche fascine et vous guettez les répliques de chacun de ces littérateurs, hommes d’esprit généreux mais souvent plus que caustiques . Cela donne : « Comment peut-on être écrivain et rester fidèle ? » et dans un anglais parfait ( remerciements à Olivier Bruaux ) « happiness… and pleasure ? » .

La partition est éclatante, les comédiens la servent de façon brillantissime, dans des costumes et moustaches d’époque ; leurs déplacements sont parfaitement organisés. Cette fois encore la scène de la salle Laborey avec son grand escalier central est un lieu inspiré et inspirant.

Marie Ordinis.

LES DATES ET LA DISTRIBUTION :

MERCI A TOUS !

Lou FERREIRA

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