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Posts Tagged ‘Pascal Aquien’

Chers Amis,

Il me semble nécessaire de préciser ceci : Il y a mille et une façon d’interpréter Wilde et de le com-prendre. Beaucoup peuvent être ennuyés par ma prose philosophique qui cherche à nuancer ce qui a été écrit par / sur Oscar Wilde, ou la façon trop réaliste que j’ai de traiter des sujets au théâtre qui me passionnent. Mais une chose est certaine, je suis lucide sur ce qui se crée autour de Wilde : en plus clair, ce qu’il aurait aimé retrouver de lui et l’inventivité des nouveaux artistes…

L’Artiste Patrick CHAMBON est de ceux-là : un authentique créatif, un bouillonnant metteur-en scène des maux de Wilde et de sa vision intense des Arts et des problèmes de Société. Il vient de publier cette œuvre d’art :

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Aux Editions Hazan.

Et la Préface de Merlin Holland, ainsi que l’introduction et la traduction de Pascal Aquien, (professeur et spécialiste de Wilde -entre autre- et de littérature anglaise à la Sorbonne), ne pourront que vous stimuler à admirer ce travail d’une finesse absolue selon moi.

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Patrick Chambon

Pourquoi d’une « finesse absolue » ? Parce que Patrick Chambon se promène entre réalisme et imagination tout en étant témoin et acteur des aphorismes d’Oscar Wilde. Cela exige une dimension intuitive qui accueille l’intellectuel qu’il est, psychologue, esthète et fin connaisseur des exigences philosophiques de Wilde. C’est un équilibriste qui ne tombe pas dans la saturation des « notes en bas de pages », mais un être spontané qui vous propose un univers et une griffe bien à lui avec le plaisir de prendre les intentions de Wilde avec distance aussi…

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Il était temps que son art soit reconnu parce qu’il est tout simplement original et profond.
Oscar aurait savouré sa pose et ses invités. Soyez-en certains.

LOU FERREIRA

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Oscar Wilde

Oscar Wilde – environ 24 ans-

A tous !

Vous le savez, deux de mes articles vous annonçaient l’exposition au Petit Palais dédiée à Oscar Wilde :

https://cercle-esthetique-et-philosophique-wildien.com/2016/01/25/un-changement-de-date-pour-lexposition-wilde-limprevu/

Mais vous pourrez aussi apprécier l’intervention du plus grand spécialiste en France d’Oscar Wilde : Pascal AQUIEN.

Voir mon autre article : https://cercle-esthetique-et-philosophique-wildien.com/2012/06/06/pascal-aquien-le-miroir-doscar-wilde/

En effet, il prépare un Mooc pour le mois d’Octobre 2016 (Le signe anglophone MOOC désigne les « Massive Open Online Courses ». En français, on pourrait traduire le terme par « formation en ligne massive ouverte à tous », ce qui donnerait FLMOT sous forme de sigle).

Voici le lien qui vous donnera des informations plus précises et utiles :

https://www.actualitte.com/article/patrimoine-education/la-sorbonne-propose-un-mooc-dedie-a-oscar-wilde-a-la-rentree/66042

A TRÈS BIENTÔT !

LOU FERREIRA

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Chers Amis,

Il semble peut-être tôt pour vous informer de cette nouvelle -que certains connaissent déjà certes-, mais pendant trois mois, Oscar Wilde sera à l’honneur au Petit Palais à Paris : du 19 Octobre 2016 au 15 Janvier 2017 !

Merlin Holland, son petit-fils, de très nombreux intellectuels de renommée internationale -dont mon ami Pascal Aquien- feront partie des conférenciers. Bien entendu il y aura bien des œuvres à admirer, ses contemporains à redécouvrir ou des objets personnels, mais on mettra enfin l’accent sur ce qui a consolidé toute l’œuvre d’Oscar Wilde et ses « Intentions » : L’Aesthetic Movement.

Dante Gabriel Rossetti - The Beautiful Hand 1875

Dante Gabriel ROSSETTI -1875-

Ce sera donc nécessairement riche en tous points ! Voici un premier lien pour toutes les informations nécessaires :

http://www.sortiraparis.com/arts-culture/exposition/articles/102654-oscar-wilde-l-impertinent-absolu-au-petit-palais

A TRÈS BIENTÔT !

LOU FERREIRA

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Oscar Wilde, L’Eventail de lady Windermere. Edition bilingue. Préface, traduction, notes et bibliographie de Pascal Aquien. Paris : GF Flammarion, 2012

Chers Amis, Pascal AQUIEN, que j’ai eu le plaisir de recevoir au Salon Littéraire de fin Juin, vient de me communiquer sa dernière publication. L’édition bilingue de « L’éventail de Lady Windermere » de Wilde. La Société Oscar Wilde française avait également signalé cette nouvelle traduction dans son numéro de Rue des Beaux Arts de l’été : Publications.htm

Si vous cherchez la meilleure traduction qui soit c’est donc celle-ci !

Merci à tous et amusez-vous avec le style « au fleuret » de ce cher Oscar….

A Samedi pour le Salon Littéraire ,

Lou

Pascal AQUIEN.

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« Etre un enfant illégitime était une condition très simple en comparaison de celle dans laquelle nous nous trouvions. (…) Nous avions su ce que c’était qu’avoir un père fêté et admiré, et l’obligation maintenant de le renier et d’enfouir au fond de notre cœur jusqu’à son existence constituait, pour des enfants, un terrible fardeau à porter. »

Propos de Vyvyan Holland. (1)

Pascal Aquien pose la difficulté du nom de Wilde avec justesse : Pour présenter « De Profundis », il précise que ce texte, est aussi celui de la :

« consolidation du Moi après l’épreuve de la prison. (…) Wilde vise à récréer une image de lui-même que l’expérience carcérale à détruite ou mise à mal. (…) Par le truchement de l’autobiographie, il peut se reconstruire et redonner corps à son nom momentanément effacé. (L’homme Oscar Wilde, n’était plus que le prisonnier C.3.3) » (2)

Un nom. Retrouver son nom, tout ce qu’il symbolisait pour Wilde, mais l’être, l’essence même de ce nom que la prison a réduit à un corps, Michel Foucault l’a décrit : on ne touche plus au corps « en public », certes, mais ce sont de toute façon des châtiments qui visent le corps et atteignent l’âme, donc l’identité du prisonnier. Or la « chance » de Wilde est que même en prison, tout le monde le connaît. Sa gloire passée le préserve de l’anonymat absolu qui est la mort de l’être, dans de nombreux cas. Lorsque nous nous permettons de préciser qu’il a eu de la « chance », c’est parce qu’il a pu aussi bénéficier d’encre et de papier pour réécrire une partie des souvenirs, et évacuer momentanément le désespoir et la rage qui auraient déstructuré nombre de codétenus.
Mais cela n’en demeure pas moins un châtiment d’une violence inouïe. Si nous avons posé en exergue le souvenir de Vyvyan, c’est parce que le rejet de la femme d’Oscar Wilde et de ses fils, dans tous les lieux où ils se rendaient dès la fin du procès, les contraignaient à changer de nom : Holland. Ce nom est celui de la femme de Wilde et Vyvyan le portera avec fierté jusqu’au bout de lui en 1967.

Cependant rien n’efface le fait que le nom du père a été banni, bafoué, humilié et qu’il était impossible de le porter si les proches de Wilde voulaient survivre en paix. Nous aurions pu mettre en bas de page un détail de même importance, mais il faut se rendre compte que des décennies après la mort de Wilde, ce nom semblait devoir être enterré avec son auteur. Définitivement. Il aura fallu attendre 1963 pour que sur la tombe de la jeune femme Constance Lloyd –décédée avant son époux en 1898- on inscrive enfin : « épouse d’Oscar Wilde ».

Constance Lloyd , épouse d’Oscar Wilde

Sous le nom de crimes et de délits, on s’attaque en fait aux passions, aux instincts, et des familles entières, qui n’ont pas le temps de comprendre les mécanismes utilisés par le juridique, pour ignorer l’existence et l’identité de tous les êtres que l’on juge, ne peuvent, dans ce cas précis réaliser à long terme, ce que signifie, avoir été l’épouse et les enfants d’Oscar Wilde. Ils étaient assimilés à ce que les puritains considéraient comme « sale » et déshonorant et cela ne se discutait pas.
Pour beaucoup de prisonniers, le problème est aussi grave, nous ne l’ignorons pas. Mais avoir été de la famille d’Oscar Wilde, c’était plus compliqué. Vyvyan Holland raconte dans ses mémoires à quel point le silence était un devoir autour cette « affaire » et qu’aucune question ne devait être posée clairement, ou alors développée. C’est ainsi que le fils cadet de Wilde n’apprit qu’à l’approche de ses 20 ans, les motifs qui avaient conduit son père en prison.

Ses souvenirs à ce sujet sont éprouvants : lorsque son père meurt en novembre 1900, Vyvyan est âgé de treize ans. On le convoque pour lui annoncer en termes neutres que son père vient de décéder. Le jeune adolescent ne put jamais réellement faire son deuil : son père lui a été retiré alors qu’il n’était qu’un enfant, ensuite il doit changer de nom sans en comprendre les raisons, puis ce père disparaît et il doit se taire. Ce n’est qu’en 1949 que son épouse lui conseille de poser et d’imposer enfin son identité dans un livre troublant.

Que l’on nous pardonne ce passage biographique –que de meilleurs biographes auraient pu évoquer avec force détails significatifs-. Ce n’est pas de notre ressort. Mais il fallait au moins rappeler de quelles manières, les méthodes pénales tuent ce qui constitue l’essence d’un être dès sa naissance : son nom et son prénom. Il y a non seulement eu le scandale Wilde, mais il a été accompagné d’un anéantissement identitaire paternel et marital, auquel il a fallu faire face pendant des décennies. Et nous ne pensons pas que Merlin Holland, fils de Vyvyan Holland soit allégé de cette peine.
En excluant le nom de Wilde, on excluait son œuvre, sa gloire, son âme, avec un numéro : C.3.3. Pourtant, c’est avec ce numéro impersonnel que Wilde put vendre sans problème son œuvre ultime et une des plus belles : « La ballade de la geôle de Reading. » C’est là que le problème de l’identité en soi, ne s’annule pas complètement. C.3.3 dès 1898 signifiait Oscar Wilde. C’était un secret pour peu de monde, mais un monde déjà restreint.

Cela dit, où est le rapport que Sartre rappelle au subjectif ? Comment être certain que l’imagination représentant l’absent, est bien cet absent ? Il n’ y a peut-être qu’un seul choix : se souvenir de ce qu’il préférait, de ce qu’il était, de ce qu’il représentait et de ce qu’il a bousculé. Avec le nom de Wilde, il était possible de repenser ses rêves, de relire ses textes comme des testaments pour que l’homme en soi, l’être-en soi et l’être-pour soi apparaissent plus « vivants ». La qualité de Wilde se révèle alors dans un « il y a vers l’être Wilde ». Autrement dit, « qu’il existe une nouvelle teneur métaphysique de toute révélation de l’être ». Et de ce fait, tout ce qui contribue à l’anéantissement du nom de Wilde doit être combattu, c’est-à-dire qu’aucune passivité (de la part du fils de Wilde et de ses descendants, des éditeurs, des amis écrivains…) ne doit affecter personne au sens où il faut réaliser qu’il existe un contre- pouvoir en face (politique, social, juridique) et que l’être et le nom de Wilde (qui en est sa représentation), doit être arraché d’une néantisation qui le guette.

Le nom de Wilde est une problématique d’ordre ontologique. L’être préréflexif existe avant la décision arbitraire d’un tribunal, et avant la volonté puritaine de creuser la tombe du nom d’une famille sans aucun état d’âme, pourvu que leurs mœurs soient protégées d’un nom « Sali ». L’absence du nom de Wilde, est le phénomène qui renvoie aux multiples apparitions et significations qui, du coup, pose sa présence. Il faut alors que ce soit des projets qui prennent vie, et qu’avec son œuvre et les souvenirs de tous, (les plus précis possibles), on relie le passé qui avait un nom, au futur qui le reniait, pour dominer un nom éternellement présent. Wilde en tant que nom de père, d’époux, et Wilde en tant qu’artiste et esthète.

Le nom de Wilde n’est pas par essence la personne qu’elle est uniquement, cela est une conception limitée de la valeur d’un nom. Celui de Wilde est intimement re-lié à des parents, une communauté, des enfants, une œuvre, un mouvement littéraire etc. Il est impossible d’envisager qu’il y ait eu de nombreux combats pour le simple fait de se réapproprier un nom propre rappelant la personne elle-même. D’ailleurs, cela n’a pas été fait –jusqu’à nos dernières sources- : Merlin Holland, petit-fils d’Oscar Wilde a préféré conserver le nom de Holland en hommage à son père et sa grand-mère, mais cela n’a pas été incompatible avec sa volonté de lutter contre les mensonges qui se multiplient quotidiennement autour du « mythe » Wilde. Ni de se battre pour la réhabilitation d’Oscar Wilde .

Entre le nom de Wilde et le mythe de Wilde, il existe une autre incarnation qui n’est pas l’auteur sur lequel nous réfléchissons depuis le commencement. Le mythe Wilde s’apparente à un être christique, et de cela également, il faudra raccourcir l’ampleur des espoirs et des illusions qui trahissent un nom.
Le nom de Wilde était : Oscar Fingal O’ Flahertie Wills Wilde, et lui seul avait le droit de le raccourcir avec son humour non teinté de quelque prétention, mais signe d’une immense détermination. Ainsi, comme le rappelle Merlin Holland :

« Wilde fut plutôt gêné par cette pléthore de prénom, avant d’en faire un sujet de fierté à l’université. (Citant son grand-père, Merlin Holland poursuit) : « A mesure que l’on devient célèbre, on en écarte quelques uns, exactement comme un voyageur qui se déplace en ballon, lâche du lest pour monter plus haut….J’ai déjà jeté par-dessus bord deux de mes cinq noms. Bientôt j’en enlèverai un autre et l’on me reconnaîtra tout simplement sous le nom de « The Wilde » ou « The Oscar »

« The Wilde » : L’Etre hors du commun qui justifierait l’article défini, comme on dirait « Le Christ », ou Le « Prince ». L’Unique en soi. Celui que l’on ne confond avec personne et dont on se souvient pour longtemps, ou pour toujours. C’était le désir de Wilde, mais il va, paradoxalement, en se « punissant » d’être unique, le devenir vraiment. Wilde a usé de cela, mais il se considérait seul juge de sa vie, et sa « mission » s’apparentait à celle d’un Stirner qui a opéré une vraie critique sur sa destination intellectuelle, en dehors de tout assujettissement, pour que son être ne soit pas une supposition, une hypothèse, mais l’Etre posé là devant nous et dont le nom seul soit signifier l’ampleur du contenu de ce qu’il est et ce qu’il combat.
Oscar Wilde décide, choisit, s’autorise. Même dans l’errance à Paris, il choisit un autre nom : Sébastien Melmoth pour ne pas être reconnu par le propriétaire de l’hôtel d’Alsace où il finira ses jours, de peur qu’on le rejette, comme ce fut le cas de nombreuses fois, surtout à Dieppe dès sa sortie de prison. Ce n’est pas Oscar Wilde qui rejette son identité, ce sont ceux qui l’attachent à la perversité et au souvenir du procès.

Le propriétaire Dupoirier (de l’hôtel parisien), avait deviné –non pas la véritable identité de son locataire-, mais sa générosité fut si impressionnante (il accepta les dettes de Wilde jusqu’à la fin de son séjour à l’hôtel), pressentant ainsi, que ce devait être quelqu’un d’unique. Le propriétaire avait regardé Wilde, il avait compris sans aucun élément de réponse que « The Wilde » était un locataire maître de lui malgré sa fatigue et surtout sa discrétion, qui visiblement n’était pas uniquement celle d’un être ordinairement bien élevé.
Il ne jouait pas à être The Wilde comme le dit Sartre, il était responsable de son être, et s’est toujours constitué comme fondement de lui-même, qu’il a rejoint avec tout son sens et sa résistance.
Le nom de Wilde est ainsi et avant tout, attaché à un engagement profond de valeurs éthiques et esthétiques qu’aucun pseudonyme, ni même un numéro n’effacent aisément, mais se rattachent inévitablement au nom de Wilde, comme une évidence.

LOU FERREIRA

(1) Vyvyan Wilde, fils d’Oscar Wilde, Paris, Flammarion, 1949, p.113
(2) Oscar Wilde, Présentation P. Aquien, in « Œuvres » Op, cit, p.1335

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lithographie trouvée sur le site / blog : journalepicurien.com

Bonjour à tous !

Le dernier Salon Littéraire de la saison aura donc lieu le Samedi 30 Juin dès 19h 30 à Paris 5ème. (Prochain rendez-vous : le samedi 29 septembre). Pour y participer m’écrire à : liliane-lou@wanadoo.fr

Les auteurs que je recevrai avec bonheur sont :

Pascal Aquien pour évoquer Wilde : pascal-aquien-le-miroir-doscar-wilde

Nicolas Chaignot pour un thème sur « La servitude volontaire aujourd’hui «  : NicolasChaignotPhDthesisabstract.pdf

Cécile Mainardi, poétesse subtile : mainardi.htm

Et Patrick Cardon (s’il peut se rendre disponible), on ne le présente plus ! : 206

Vivement le 30 Juin !

Lithographie trouvée sur le site / Blog : alphonsedaudet.org

LOU FERREIRA

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A tous :

La Société Oscar Wilde se joint à nous pour vous rappeler une lecture qui plaira très certainement ! :

Celle d’une rencontre fictive mais fort précieuse entre Jean Lorrain et Oscar Wilde.
Voici ce que les auteurs Patrick Tudoret et Thibaut D’Anthonay (dont j’ai déjà évoqué le travail dans un de mes articles) vous proposent le lundi 18 juin à 18h
:

« J’ai le plaisir de vous inviter à une lecture de la pièce L’Entrevue de Taormine, Oscar Wilde – Jean Lorrain (co-écrite avec mon ami Thibaut d’Anthonay. Pour plus d’infos, voir ci-dessous) le lundi 18 juin prochain à 18h précises (accueil à 17h45) à L’Espace Cardin, 1-3 avenue Gabriel, 75008 Paris.
Avec :

dans le rôle d’Oscar Wilde : Philippe Magnan Philippe_Magnan)
dans le rôle de Jean Lorrain : Benoît Solès Benoît_Solès)

MERCI DE BIEN VOULOIR ME CONFIRMER VOTRE PRESENCE A CETTE ADRESSE MAIL. : patrick.tudoret@free.fr

Tout au plaisir de vous voir à cette occasion.
Très cordialement,
Patrick Tudoret.
06 11 33 07 67

Le propos :

À travers la fiction de retrouvailles fortuites entre Oscar Wilde et Jean Lorrain (ils ont réellement séjourné chez le même hôte à Taormine, à quelques semaines d’écart, cette année-là), deux « monstres sacrés » de la Belle Époque qui se fréquentèrent sans pour autant se lier d’amitié, L’Entrevue de Taormine met en scène la confrontation de deux écrivains de premier plan. Malgré leurs multiples convergences de vue, leur trajectoire respective, à ce stade de leur existence, les situe alors aux antipodes l’un de l’autre. Libéré depuis quelques mois du bagne où il a purgé deux ans de travaux forcés en raison de son homosexualité, Wilde entame une lente déchéance qui consommera sa ruine en tant qu’homme et artiste. D’un an son cadet, journaliste célèbre, Lorrain est sur le point d’atteindre à la consécration littéraire, ce qu’il ambitionne par-dessus tout. Malgré leurs similitudes, ces deux personnalités s’affrontent dans une joute oratoire dont l’enjeu crucial n’est autre que celui de leur devenir, au cours des quelques années qu’il leur reste à vivre.

Par-delà le thème de la persécution dont fit l’objet l’homosexualité en Europe jusqu’à une époque récente, L’Entrevue de Taormine se voudrait un plaidoyer en faveur des différences entre les individus ; de la liberté d’être soi-même, de vivre, d’aimer et de créer selon ses goûts, au sein de sociétés normatives et souvent répressives ; de l’épanouissement de l’artiste, dernier porteur des valeurs humanistes menacées de destruction par nos sociétés matérialistes.

Les auteurs :
Docteur ès Lettres, Thibaut d’Anthonay est un spécialiste de la littérature « Fin de siècle » et de l’œuvre de Jean Lorrain en particulier. Il est l’auteur de sa biographie : Jean Lorrain, Miroir de la Belle Epoque (Fayard) – Bourse Goncourt de la biographie et Prix Marcel Thiébaut de la Société des Gens de Lettres 2005 – et d’un essai : Jean Lorrain, Barbare et esthète (Plon, 1991). Secrétaire général de la Société des Amis de Jean Lorrain, on lui doit aussi la réédition de plusieurs œuvres de celui-ci.

Patrick Tudoret est l’auteur d’une quinzaine de livres – romans, essais, récits – parus notamment aux Editions de La Table Ronde (Groupe Gallimard) et d’une pièce de théâtre Les Hauts plateaux, jouée au Théâtre Rive Gauche à Paris en 2006. Docteur en Sciences Politiques de la Sorbonne, il est également chercheur en sociologie des médias. Son récent essai L’Ecrivain sacrifié, Vie et mort de l’émission littéraire lui a valu, en 2009, le Grand Prix de la Critique Littéraire et le Prix Charles Oulmont de la Fondation de France. »

Voici un lien fort utile : index.php?option=com_content&task=view&id=93&Itemid=99

Dernière information de la journée : Pascal Aquien, qui nous a offert un article sur Wilde hier, sera présent au prochain Salon Littéraire du Samedi 30 juin pour un exposé sur le poète

A bientôt !

Lou Ferreira

La tasse de thé. Berthe Morisot

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