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Lauwrence Alma-Tadema.

Chers Amis,

Je viens de découvrir ce site conçu par Marc Nadaux : index.htm
Il est principalement tourné vers l’histoire de France, mais l’histoire dans toute son acception ! C’est-à dire autant par les Arts, la Littérature, la Politique et les individus marquants de ce siècle (une biographie succincte mais utile vous est proposée en fonction de vos centres d’intérêts…)

C’est vous dire le plaisir que j’ai eu à le parcourir et à y retourner souvent !

Un voyage où nous nous retrouverons tous (sans passéisme exagéré), uniquement pour le plaisir des mots -au moins …-

Une nouvelle fois : REGALEZ-VOUS !

Lou

Lawrence Alma-Tadema.

Laloue. Paris.

Chers Amis,

Mes rencontres au Théâtres du Nord-Ouest ont toujours été fructueuses et cette nouvelle est prometteuse ! :

La talentueuse comédienne Michèle Venard propose une soirée de lecture consacrée à Oscar Wilde
LE JEUDI 4 OCTOBRE A 19H
à cette adresse : Théâtre Pandora, 30 rue Keller 75011 Paris.
RÉSERVATIONS OBLIGATOIRES AU 01 42 39 21 61

Les lectures prévues (avec d’éventuelles petites modifications de dernière minutes) seront :
-5 poèmes en prose
-Impressions d’Amérique ( précédé du poème En vue de l’Italie)
-Le Sphinx sans secret
deuxième partie : ( environ 22 ‘)
-Strophes de la Ballade de la Prison de Reading

Je pose ces mots d’elle :
 » « Lire plus ou moins bien, un texte bref est à la portée de chacun. Mais, tenir la durée avec l’intensité, faire entendre le rythme intérieur de l’œuvre, c’est une autre affaire et un tout autre enjeu artistique» »

Michèle Venard. (Avec son aimable autorisation).

Ou encore :

« La voix n’est pas que l’émission sonore, la présence à soi, la conscience… par la voix, on ouvre l’autre à tout ce qui n’est pas lui… dans la voix, il y a l’espace, la durée, la vérité d’incarnation.. la voix est geste, tension, elle est entièrement ouverte à l’altérité, quelque chose d’autre parle, par ma voix »

La comédienne lira également les 13 et 20 Septembre des textes de Witold Gombrowicz… J’ai eu le plaisir de lire les réactions des spectateurs et de la presse, ils sont unanimes ; sa voix et son Dire incarnent chaque texte avec puissance.

S’il y a bien un rendez-vous que je ne manquerai pas, c’est celui-là !

Mes remerciement à tous, et à Michèle Venard en particulier…

Edouard Cortes. Marché aux fleurs.

A très bientôt pour le programme du prochain Salon Littéraire à Paris !

Lou FERREIRA

Eugène GALIEN LALOUE.

Chers Amis,

Simplement vous rappeler que le Salon Littéraire de Lou FERREIRA reprendra le Samedi 29 Septembre dès 19h30 !La septième année démarre avec des invités de choix, mais je vous confirmerai cela vers le 20 de ce mois, comme d’habitude…!

En attendant, retrouvez Ariane et son très précieux blog littéraire romantique « Les âmes sensibles » :

cocteau-menton-difficulte-et-douceur-de-vivre
Cocteau est à l’honneur !

Également son rendez-vous littéraire dont le thème ce mois-ci est « Le vin et la littérature » le jeudi 27 septembre à partir de 20h au 222 cour (à côté du 222) avenue du Maine, Paris 14, métro Alésia.

Pour en savoir plus, écrivez à : laurenmalka@free.fr

Deux rendez-vous littéraires ce mois-ci à ne pas manquer !

(A très bientôt pour les renseignements à propos de « LA NUIT DES ESTHÈTES » !)

Eugene GALIEN LALOUE.

Oscar Wilde

Chers Amis,

La compagnie Philippe Person vient de me signaler que leur pièce intitulée : « L’importance d’être Wilde » reprend à la rentrée au Lucernaire ! Depuis sa création l’année dernière, elle n’a cessé d’accumuler les succès et les bonnes (ou très bonnes) critiques…
Si nombre d’entre vous n’ont pas encore eu la possibilité de la voir, allez y sans tarder, vous passerez un merveilleux moment…
La vie et l’œuvre de Wilde sont racontés avec poésie et enthousiasme. Trois comédiens : Pascal Thoreau, Emmanuel Barrouyer, et Anne Priol jonglent avec un humour fin, un esprit critique plus ou moins masqué et la gravité du procès toujours plus scandaleux que les sarcasmes de l’auteur.

Voici deux critiques intéressantes et justifiées :
Wilde Pariscope

Et celui de Télérama : WildeTélérama

AINSI QUE LA CRITIQUE DE NOS AMIS DE LA SOCIÉTÉ OSCAR WILDE par Danielle Guérin dans « Rue des Beaux Arts » n°36 (rubrique théâtre) ! lire ici : Theatre.htm

Pour réserver : evt.htm

Régalez-vous !

Lou Ferreira

La Maison Bürgel, litographie fin du 19ème siècle.

Chers Amis,

S’il y a bien un historien qui mérite toute notre attention, c’est bien Christophe Charle et ses nombreuses études sur la société au XIXème siècle. Je vous propose un aperçu à travers le contexte des ambitions wildiennes. En plus clair, en situant les motivations de Wilde dans son époque, j’ai pu apercevoir toute la richesse des œuvres de Charle parce qu’il permet de saisir aisément ce qui fonde certaines décisions artistiques et littéraires.

Voici au moins deux ouvrages fondamentaux à toujours conserver dans votre bibliothèque ! :

Histoire sociale de la france au 19eme siècle

Et :

Les intellectuels en Europe au 19ème siècle –

Il me semble que pour commencer à mieux saisir ce contexte dans lequel naisse les oeuvres critiques, il faut se souvenir de quelques faits importants pour les intellectuels de l’époque, et d’ici sur Oscar Wilde :
Trois points peuvent être suggérés :
Le premier nous arrête sur l’Angleterre qui, dès 1819, impose des taxes sur la presse pour limiter considérablement la contagion des idées subversives et l’influence du modèle révolutionnaire français sur les classes populaires anglaises. Un des principaux responsable de cette contre-offensive intellectuelle est le philosophe Burke, qui rédige ses Réflexions sur la révolution de France en 1790.
Il insiste sur la méfiance qui s’impose quant à l’enthousiasme en faveur de la révolution française (un nombre croissant d’intellectuels sont visés ; Hegel, Fichte, Hölderlin, Schelling, Rousseau ou Kant) .

Ce qui leur est reproché, c’est l’esprit « destructeur » qui vise à saper le socle religieux et incite à fonder des groupuscules partisans qui serviraient leur esprit « révolutionnaire ». Les conséquences de ces manifestations traverseront tout le 19ème siècle, et en Angleterre, dès 1843, l’abolition du Liscensing Act a –par exemple- deux conséquences sur les représentations théâtrales : 1) seuls deux théâtres sont autorisés à mettre en scène des pièces dramatiques, 2) elle contraint ainsi la plupart des auteurs à n’écrire que des divertissements. Nous évoquons ces auteurs parce qu’ils ont influencé le jeune Wilde, et parce que le dramaturge qu’il deviendra, tiendra compte –dans une certaine mesure – des difficultés à contourner dans une Angleterre qui cumule idéologiquement tout ce contre quoi il va se détourner ou devra affronter.

Les dégustateurs, le musée des rieurs, lithographie couleur, XIXème.

Le second, met en lumière la personnalité du jeune Shelley qui confirmera une direction de pensée chère à Wilde. Il s’agit de l’inspiration et de sa force de conviction sur toute une génération d’hommes de lettres. (Oscar Wilde le citera dans nombre de ses œuvres, et cela est significatif). En effet, contre Coleridge qui, après Burke, cherche à instaurer une nouvelle fonction plus conservatrice des intellectuels, le jeune Shelley qui appartient à la société privilégiée, se rebelle très tôt contre la violence éducative (châtiments corporels dont il a lui-même eu à souffrir au collège d’Eton) et sur les mœurs rétrogrades dont le religieux ne se défait pas. Ces convictions le font quitter Oxford, et organiser un programme politique et religieux, républicain et tolérant. Le christianisme, tel qu’il est établi, est, selon lui, une hypocrisie absolue. Il ne faut donc compter que sur la solidarité des grands hommes dont la préoccupation est le progrès de l’humanité.

Comprendre les influences de Wilde, c’est tenir compte de certains faits plus secondaires en apparence : en 1812, Shelley se rend à Dublin où il rédige pour une partie du peuple irlandais son Address to the Irish people ; un écrit qui reconnaît la légitimité des réclamations des catholiques irlandais. Wilde se sent solidaire d’une partie de ces revendications,
mais les convictions les plus fermes de Shelley demeurent liées à la Révolution française. Certes, les effets de la Terreur sont à éviter, mais pour cela, il faut éduquer le peuple. Les abus peuvent ainsi être évités et des réformes sont possibles avec le travail et la coopération des penseurs, qui en seraient des législateurs.

Shelley meurt jeune, en 1822 mais après lui, de nombreux intellectuels mettront leur plume au service de cette cause démocratique. Dont Wilde.

Estampe de Félix Benoist, lithographie de Charpentier, XIXème.

Christophe Charle est précis dans ses recherches : entre les intellectuels plus engagés qu’il classe dans les « messies » -tels que les humanitaristes, les saint-simonismes ou les fouriéristes- et les intellectuels dont l’hommage à l’artiste et au poète est central, il y a une délicate conciliation. Chacune de ces deux formations intellectuelles a le désir commun de rester individualiste, sans pour autant fermer les yeux sur la pauvreté de leurs congénères. Oscar Wilde sera sensible aux deux, mais ses principaux objectifs relèveront nettement de la seconde catégorie d’intellectuels, ceux qui ont le pouvoir, ou la possibilité d’éduquer le peuple au Beau et à l’Art pour le réconcilier avec le monde et leur propre individualité.

Une autre force intellectuelle est pourtant à prendre en considération. Ce sont les jeunes hégéliens, -comme Feuerbach, Bruno Bauer ou Karl Marx- qui ont suivi les cours de Hegel et ses disciples. Mais ils sont ce que Charle nomme la « gauche hégélienne » influencés par les utopistes français, les anarchistes et les communistes (ce qui, en Allemagne leur confère une situation politique peu confortable). Ils souhaitent refondre le système politique dans son intégralité, et veulent s’adresser à l’humanité entière. Le plus actif et le plus productif d’entre eux, Karl Marx, critique l’empirisme des libéraux anglais et des socialistes français, tout en fustigeant la modération des idéologues comme Stirner et Proudhon.

Proudhon.

Si Oscar Wilde ne cite pas précisément ces derniers intellectuels, nous savons que dans son essai Les origines de la critique historique, dans l’âme de l’homme sous le socialisme, ou dans sa pièce de théâtre Véra ou les Nihilistes, l’influence de Hegel, des jeunes hégéliens et des révolutionnaires français et russes marqueront définitivement le jeune Irlandais. L’effervescence spirituelle est à son comble mais régulièrement, Wilde considèrera que seule la France sera capable de proposer un cadre littéraire à la hauteur de ses aspirations.
Lorsque sa pièce Salomé est censurée en 1892 au motif qu’un personnage biblique ne peut être représenté sur scène, il souhaite la naturalisation française et précise :

« Puisqu’il est impossible de faire représenter une œuvre d’Art en Angleterre, je vais me transférer dans une autre patrie dont je suis depuis longtemps amoureux. Il n’y en a pas d’autre voyez-vous, et Paris, c’est la France. C’est le refuge des artistes ; mieux, c’est la ville artiste. (…) Ici, les gens sont essentiellement anti-artistes et étroits d’esprit »

Si Wilde demeure un étranger comme nous l’avons envisagé, Christophe Charle a raison de souligner que le courant de L’Art pour l’Art sera peu à peu contesté par la critique littéraire, lassée par ses invectives qu’elle jugera inutile et immorale. Mais en 1854 lorsque naît Oscar Wilde, cette esthétique a encore de beaux jours devant elle…

Lou Ferreira

Histoire culturelle de la France au XIXème siècle.

UNE RENTREE AVEC POESIE…

Gustave Caillebotte

La rentrée est agréable si l’Art conserve une belle place dans notre emploi du temps. Ce n’est pas simple, mais nous le constatons souvent, vivre sans, n’a aucun intérêt.
j’ai été ravie de trouver deux sites de poésie qui, je l’espère, vous donneront envie de goûter aux bons mots des autres.

Celui-ci me plait beaucoup parce qu’il est régulièrement mis à jour par un professeur de Français amoureux de cette langue et cela se voit : indexbis.php
Promenez-vous de Musset à Baudelaire et de Banville à Nerval en toute tranquillité..

Cet autre site à l’esthétique moins intéressante, mais plus précis encore, pose les différentes périodes allant du XVème siècle au Romantisme et vous promène avec des poètes qui pourraient vous être encore inconnus : www.poesies.net

Je me demande quel est celui qui vous plait le plus ? Bien entendu vous pourriez me dire, quel est l’intérêt de lire ces poèmes quand on a le plaisir des mots enchantés du livre. C’est juste, mais tout le travail de nos amis lettrés et passionnés méritent notre détour, quelque soit son support…

Merci à vous et à demain avec la philosophie !

Lou Ferreira

Marie Louise PETIET. Les lavandières

Vous la connaissiez cet artiste-peintre ?

Diderot.

Cela faisait quelques temps que je lisais de nombreux articles de Jacques Darriulat, professeur de philosophie esthétique à Paris IV. Au fur et mesure s’est installée une évidence : ce site est probablement le meilleur site de philosophie esthétique qui existe en France.
Que ce soit Proust, Nietzsche, Platon, Cézanne ou Montaigne (et tant d’autres !), si vous avez envie d’approfondir la pensée de quelques philosophes, de vous nourrir d’une idée artistique ou d’en critiquer la valeur esthétique, ce site est un outil essentiel, profond et d’une richesse inépuisable puisque c’est l’intention première de son auteur. Un travail constant qui souligne le respect qu’il a de ses lecteurs…

Alors belles réflexions à tous ! : index.html

SURTOUT, NE VOUS LAISSEZ PAS DÉCOURAGER PAR LA PAGE D’ACCUEIL AUSTÈRE…. ALLEZ PLUS LOIN, VOIR TOUTES LES PAGES MASQUEES.

Merci et belle soirée,

Lou Ferreira

Camille Claudel. (Juste le plaisir de la regarder…)

Brummel. Image extraite du site / blog : acoeuretacris.centerblog.net

Chers Amis, ce ne sont pas les définitions sur le dandysme et sur les dandies qui nous font défaut, mais des surdéterminations qu’il vous faudra déconstruire pour en extraire la définition qui vous sied le mieux. Je veux dire celle qui, à vos yeux aujourd’hui, correspond à votre désir d’être unique ou d’apprécier l’unicité masquée en vous.

Pour reprendre une formule qui me plait chez Monsieur Jean D’Ormesson, et que je réutilise avec mes propres termes : ce n’est pas l’habit du dandy qui fait l’être du dandy, mais c’est l’être du dandy qui fait de lui un Autre, l’Unique.

C. Baudelaire.

On peut être pauvre, non aristocrate, ce n’est pas ce qui glorifie assurément le dandy d’emblée, c’est une posture d’abord : une révolte indicible, intérieure qui nous donne envie de fuir à jamais la banalité d’une pensée, d’une action, et d’une toilette. Et si j’aime Oscar Wilde, c’est parce que j’ai toujours eu la sensation que son goût immodéré pour le beau ne s’accompagnait pas de mépris pour les basses classes qui ne pouvaient pas accéder à son style de vie et de pensée.
Relisez  » L’âme de l’homme sous le socialisme  » au même moment où il publie « Le portrait de Dorian Gray », sa générosité d’âme n’est en rien incompatible avec sa vision du dandysme…
Il est au-dessus d’une suffisance que je côtoie régulièrement chez nombre d’individus, et qui se donnent une apparence de profondeur esthétique.
Vous me direz, c’est déjà ça.

Lou.F

Je vous propose deux définitions : celle-ci sur  » Qu’est-ce que le dandy ? » :

etudes_metapo_plv_dandy.html

Et celle-ci sur Le dandysme dans « le traité de la vie élégante » :

0402.pdf

Pour ceux et celles qui ne connaitraient pas encore le site des « nouveaux dandys », je vous propose leur lien fort utile quant aux ouvrages -en particulier- et à la beauté de sa conception en général :

dans-son-excellente-%C3%A9tude-intitul%C3%A9e-la-vie-%C3%A9l%C3%A9gante-ou-la-formation-du-tout-paris-1815-1848-anne-martin-fugier-consacre.html

Belle soirée à vous tous et à demain !

LOU FERREIRA

Photo extraite du site / blog : mors-rosae.over-blog.com

CHERS AMIS,

Je remercie mes collaborateurs du Cercle Esthétique et Philosophique wildien de m’autoriser à utiliser ce blog pour une annonce qui concerne MES SALONS LITTÉRAIRES PARISIENS.

La plupart d’entre vous le savent déjà, ces salons littéraires existent depuis bientôt 6 années déjà. La rentrée Littéraire se fera le SAMEDI 29 SEPTEMBRE. Je vous en informerai par courriel comme d’habitude.
Mais pour célébrer dans la bonne humeur l’anniversaire du décès d’Oscar Wilde, voici ce que je vous propose en mon nom :

LE SAMEDI 1er DECEMBRE 2012 dès 19h30

Vous viendriez TOUS VÊTUS FIN-DE-SIECLE , BELLE ÉPOQUE ou style « ENTRE-DEUX GUERRES » au lieu habituel des Salons Littéraires et je vous ferai un exposé philosophique sur Oscar Wilde. Ensuite, nous sortirions de ce Salon Littéraire pour aller dîner dans un restaurant de qualité. Certes, nous allons nous faire remarquer, mais pour être « autres » il faut du courage ….

Le repas sera à votre charge, mais je m’occupe de la réservation du restaurant : soit celui de la rue des Beaux Arts (dans le meilleur des cas), soit un autre que vous pourriez me conseiller mais il faut que je réserve pour 30 à 35 couverts début Septembre 2012 ! Donc écrivez-moi rapidement à :

liliane-lou@wanadoo.fr

POUR CONFIRMER VOTRE VENUE

Merci à tous !

LOU FERREIRA

Laloue.

Lou Salomé. Photo extraite du site / blog : cafegradiva.ro

Chers Amis, avant de retrouver les œuvres de certains d’entre vous et des sociétés de réflexions littéraires et philosophiques fin-de-siècle, je souhaitais aborder cet auteure majeure de la fin du XIXème siècle et de l’entre-deux guerres : Lou Andréas Salomé.
Les biographies, je les accumule, je les relis avec le temps. Elles se complètent et reflètent surtout ce que les biographes aiment ou ne comprennent pas de cette femme hors-du commun.
Je ne vais pas à mon tour, rajouter quelques mots complémentaires (ou superficiels) sur le travail de pensée de cette femme de caractère, mais vous proposer une biographie empruntée au site original :
index.aspx

Ils nous présentent cette approche de Lou Andréas Salomé et elle me semble digne de confiance :

Lou Andréas-Salomé (1861-1937). Photo extraite du site / blog : friedrichnietzsche.de

« Lou Andréas-Salomé est née en 1861. Elle est la fille du Général Gustav Von Salomé et d’une femme délicate et fine, qui a mis au monde avant elle cinq garçons. Elle vivra toute son enfance dans le bâtiment d’état major à Saint Pétersbourg. Elle se mariera en 1887 avec le professeur Andréas, professeur d’études orientales à Berlin ; de cette union elle dira : « face à face », mais plutôt « dos à dos ». … mariage étrange qu’elle ne sait pas véritablement expliquer : contrainte ? acte d’amour ? impératif intérieur ? acte irréparable ? Le dernier chapitre de « Ma vie » semble exprimer tout ce questionnement.

A l’âge de 17 ans, Lou Salomé choisit comme père spirituel, Hendrick Adolph Gillot, pasteur hollandais de Groningen et attaché à l’ambassade hollandaise à St Pétersbourg. De lui, elle apprendra la pensée rigoureuse et elle dira dans « Ma vie » :

« Je voudrais révéler ici une chose étonnante : ce genre de travail intellectuel me donnait surtout l’impression d’accomplir une tâche féminine, alors que tout ce qui touchait à la poésie me semblait spécifiquement masculin, c’est pourquoi mes personnages féminins sont vus la plupart du temps, avec les yeux d’un homme. Cela remonte au début de mon adolescence : la pensée abstraite à laquelle mon ami m’initia était indissociable de l’amour que j’avais pour lui en tant que femme, tandis que ce qui stimulait l’imagination se heurtait à son interdiction et ne pouvait se libérer de cet assujettissement que par une attitude de défi toute masculine. »

Le Pasteur était déifié par Lou Andréas-Salomé ; mais ce mythe sera brisé par une proposition en mariage, en 1880, qu’elle refusera bien sûr, et qui provoquera son éloignement.

Lou A. Salomé . Photo extraite du site / blog : leseditionsdeminuit.com

Le pasteur Gillot avait orienté Lou Andréas-Salomé vers l’occident. Après St Pétersbourg, elle se dirigera donc vers Zurich où elle fréquentera l’université ; puis, malade, vers l’Italie où elle rencontrera Malwida Von Meysenburg, femme de Lettres et sorte de Mécène, qui avait conçu l’idée bizarre de fonder un monastère pour « Esprits libres »; par son intermédiaire, elle commence ses longues amitiés avec les hommes… « La différence entre femmes est essentiellement quantitative, et entre hommes qualitative. » (in Eros)

Amitié avec Paul Rée (1849-1901), philosophe, auquel elle vouera une affection profonde ; mais son mariage avec Andréas provoquera la rupture : Rée ne supportera pas le partage.

Amitié avec Nietzsche (1844-1900), philosophe, auquel, lui qui est tourmenté par la souffrance, enfermé dans sa solitude, et à la recherche d’un dieu auquel il ne peut renoncer, elle se refusera comme épouse. Une tentative de vie commune, à laquelle tenait beaucoup Lou Andréas-Salomé, vie commune entre Rée, Nietzsche et elle-même, sera un échec (cf. le film de Cavani, en 1977, « Au delà du Bien et du Mal »). Les rapports avec Nietzsche ont été difficiles, mais c’est elle qui, lorsqu’il sombrera dans la folie, se chargera de défendre son œuvre à travers un livre qu’elle intitulera : « Frédérick Nietzsche, d’après son oeuvre ».

F. NIETZSCHE. Photo extraite du site / blog : noteworthy.zasu.us

« L’âme de la femme est une surface, une couche d’eau mobile et orageuse sur un bas-fond. Mais l’âme de l’homme est profonde, son flot mugit dans les cavernes souterraines : la femme pressent la puissance de l’homme mais ne la comprend pas. » Nietzsche  » Ainsi parlait Zarathoustra »

Amitié avec Rilke (1875-1926), poète, avec qui elle découvrira l’amour ; sentiment qui ne l’empêchera pas de le quitter lorsqu’elle comprendra que sa présence à ses côtés sépare l’homme du poète, nuit à son génie.

« Pour la première fois je compris que l’ « oeuvre », qui allait maintenant naître grâce à toi à quel que prix que ce fut, était ton seigneur et maître légitime. Qu’exigerait-elle encore ? Mon coeur s’arrêta de battre, et quelque chose en moi salua les Elégies qui allaient mettre des décennies à naître. » …

Lou Andréas-Salomé « Ma vie »

Les « Elégies de Duino » représentent l’oeuvre majeure de Rilke. Rilke est né à Prague d’un père prétentieux dont le seul désir était d’en faire un militaire haut gradé. Il sera pendant un certain temps le secrétaire de Rodin…Il ne saura sortir d’une grande solitude morale. Avec Rilke, Lou Andréas -Salomé retrouvera l’orient, la Russie, terre natale… ce sera pour elle, une grande joie que ces retrouvailles.

Rainer Maria RILKE. Portrait extrait du site / blog : payingattentiontothesky.com

Amitié avec Freud (1856-1936), médecin, psychiatre, inventeur de la psychanalyse. Elle lui portera l’attention d’une collaboratrice. Avec lui, elle découvrira le concept d’inconscient qui lui faisait défaut dans ses analyses de Nietzsche et de Rilke.

« De fait, le bonheur d’aimer comporte aussi, à côté de ce trop plein qui requiert une détente et semble donc vouloir se débarasser de la libido, le désir toujours insatiable, sans cesse renaissant, qui ne connaît que la soif de la libido – l’insatisfaction constante, que rien ne pourrait apaiser, sinon le degré absolu d’identification avec ce qui, originairement, représentait la totalité du monde, le Moi et le Toi, le physique et le psychique »

Lou Andréas-Salomé « Eros »

Que dire d’autre ? Qu’elle désirait que ses cendres soient dispersées dans la nature à sa mort !!! Et nous finirons par ce mot de Nietzsche lui faisant parvenir « Humain trop Humain » : « Ce livre vous appartient ; aux autres on le donne… ». Elle meurt en 1937…mais restent ses oeuvres…

Lou Andréas Salomé, Paul Rée et Nietzsche. Photo extraite du site / blog : aevigiran.over-blog.com

Esquisse bibliographique

Ses oeuvres littéraires

* Une lutte pour Dieu (Nietzsche)

* Ruth (Gillot)

* Fenitschka (Wedekind – qui lui écrira LULU)

* Frère et soeur (Tausk et Freud)

* La cape magique

* Figures de femmes dans Ibsen

Ses oeuvres philosophiques

* Ma vie éd. PUF (sorte d’autobiographie)

* Eros éd. Minuit

* L’amour du narcissisme éd. Gallimard

* Lettre ouverte à Freud éd. Seuil / Points

* Friedrich Nietzsche à travers ses oeuvres éd. Grasset

* Correspondances – avec Rilke aux éditions Gallimard // avec Freud aux éditions Gallimard //

avec Anna Freud (A l’ombre du père) aux éditions Hachette

Ecrits « à propos » de Lou Andréas-Salomé

* E. F. Peters Ma soeur, mon épouse, aux éditions Gallimard / TEL (première étude de référence)

* Angela Livingstone (directrice du Centre d’Etudes Russes et soviétiques) Lou Andréas-Salomé, sa vie et ses écrits, aux éditions PUF en 1990

* Stéphane Michaud (professeur de littérature comparée) Lou Andréas-Salomé, aux éditions du Seuil en 2000

* Françoise Giroud (journaliste et femme politique) Lou : histoire d’une femme libre, aux éditions Fayard en 2002

* Dorian Astor Lou Andréas-Salomé, aux éditions Gallimard / Folio biographie en 2008

* Michel Meyer ( écrivain, journaliste) Lou Andréas-Salomé, la femme océan, aux éditions du Rocher en 2010

* Elisabeth Barillé (écrivain d’origine russe) Lou Andréas-Salomé : l’école de la vie, aux éditionsdu Seuil / Points en 2010 [cf. le site de France-Culture , émission « Les racines du ciel » du 11/09/2011]

* Isabelle Mons (professeur de littérature comparée) Lou Andréas-Salomé : en toute liberté aux éditions Perrin en Mai 2012 [cf. le site de France-Culture, émission « Le journal de la philosophie » du 04/07/2012]

* Un Album : Yves Simon (artiste) Lou Andréas-Salomé, aux éditions Mengès

Lou Salomé à l’âge de 20 ans. Photo extraite du site / blog : yasamaugrasi.com

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REMERCIEMENTS AU SITE AlivreOuvert.htm

Dont cette biographie succincte est extraite -en dehors de quelques passages exclus, des photos et de mon introduction.

Et pour finir (momentanément), je vous recommande la lecture de cet entretient avec Pascale Hummel, spécialiste de Lou Andréas Salomé sur le lien du site très intéressant de « FABULA.ORG » :
A LIRE !!
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BELLE JOURNEE A TOUS !

LOU FERREIRA