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Rebecca Solomon - A Fashionable Couple-1854

Rebecca Solomon – A Fashionable Couple-1854

Chers Amis,

Il y a un rendez-vous que je n’aimerais pas manquer, c’est celui que nous proposent « Les Ateliers du Verbe », en Mai à Paris ! J’espère être disponible enfin à ce moment-là…

Pour tous ceux qui veulent passer deux belles journées (séminaire et théâtre etc…), voici leur affiche (voir le lien plus bas) et leurs informations :

« NIETZSCHE, DIONYSOS et L’IMPULSION ROMANTIQUE

Leur actualité pour le XXIème siècle

Un séminaire d’un jour et demi conclu par une pièce de théâtre

Pour un voyage dans l’œuvre des auteurs du 19ème siècle qui avaient discerné les symptômes avant-coureurs de notre modernisme, régi par les progrès de la technique et les pouvoirs de la finance.

Il s’est agi pour eux d’un combat existentiel pour réhabiliter l’homme comme étant la mesure de toute chose, témoigner de la conscience individuelle comme seule vraie source du discernement, de l’imagination, la créativité, l’initiative, la vision d’avenir.

Il s’agit pour nous de refaire le lien entre ce qu’ils ont vu à l’état de germe et ce qui maintenant fait autorité: une conception mécaniste de l’évolution du monde. Se nourrir de la vitalité de leur pensée pour fonder à notre tour une révolution des consciences. »

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Vendredi 8 mai 15h à 22h
Samedi 9 mai 10h à 22h

à l’Atelier du Verbe
17 rue Gassendi Paris 14ème
M° Denfert-Rochereau / Gaité

40€ pour les 2 jours (30€ TR) + 15€ (théâtre)
25€ pour 1 journée (20€ TR) + 15€ (théâtre)

Réservation 06 26 24 90 59 / daniele.leon@sfr.fr

LEUR SITE :

theatreatelierduverbe.com

A TRÈS BIENTÔT !

LOU FERREIRA

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Affiche de la pièce au théâtre Clavel à Paris.

Chers Amis,

La Société Oscar Wilde française vient de m’avertir qu’une nouvelle pièce à propos de ce cher Wilde se joue en ce moment à Paris au Théâtre Clavel.

Voici toutes les informations nécessaires pour assister à leurs représentations (vous pouvez y aller plusieurs fois, n’hésitez pas à être gourmands avec Wilde) : http://www.billetreduc.com/110796/evt.htm

Je tenais à remercier tous mes invités du dernier Salon Littéraire (29 Mars), ce fut un instant mémorable et je reconnais que sitôt rentrée chez moi, la philosophie a repris le dessus, ce qui explique mon retard dans le rappel de vos actualités !
Aussi, faites-moi parvenir de nouveau avec mon mail : liliane-lou@wanadoo.fr toutes les informations qui vous sont précieuses (la réciprocité est évidente), et je les publierai sur ce site.

N’OUBLIEZ PAS NOTRE PROCHAIN RENDEZ-VOUS :

SALON LITTÉRAIRE DE LOU, LE SAMEDI 26 AVRIL 2014 (soir). Ma nouvelle pièce de théâtre est publiée, ce sera une belle occasion de vous en parler ! Elle s’intitule « POUR L’ÉTERNITÉ » et réunit Oscar Wilde, Lord Alfred Douglas, Nietzsche et Lou Andréas Salomé… La promotion démarrera très vite….!

A TRÈS BIENTÔT !


LOU FERREIRA

Eugène Grasset - Avril

Eugène Grasset – Avril

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Chers Amis,

Je vous ai déjà parlé de « NIETZSCHE » , cette pièce à succès jouée au théâtre du Nord-Ouest à Paris, et dont voici l’affiche :

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Mais je vous recommande vivement l’article d’Ariane CHARTON, subtile et précis comme elle l’est toujours sur des thèmes et des auteurs que vous auriez tous plaisir à découvrir et redécouvrir sous sa plume !

Voici le lien précieux ! : http://actualitte.com/blog/arianecharton/2013/05/le-trouble-de-nietzsche/

A très bientôt pour la Dernière de ma pièce sur Stefan Zweig en Juin ! ( Article prochain ici !)

Lou Ferreira

William Henry Margetson - At The Cottage Door

William Henry Margetson – At The Cottage Door

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Ramon Casas. Au théâtre.

Chers Amis,

C’est parce que je travaille sur une pièce liée à Nietzsche depuis quelques mois déjà, que je me tiens au courant de toutes les actualités liées à ce philosophe révolté et fondamental pour le courant de pensée qu’il va inaugurer au XIXème siècle.

Et la belle idée de l’incarner au théâtre est venue de deux philosophes justement : Francis Marfoglia et Bruno Roche. Un article de Martine Piazzon sur le site internet FROGGY’S DELIGHT résume avec style ce qui vous attend si vous avez la belle idée d’aller admirer le travail de Marie Véronique Raban, avec Bertrand Monbaylet dans le rôle de Nietzsche et Pierre Hentz dans celui de Monsieur Paul.

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Lisez ceci :

 » Francis Marfoglia et Bruno Roche, tous deux agrégés de philosophie, envisagent une nouvelle façon de faire de la philosophie, « une façon qui n’exclut pas les livres mais les prépare et les introduit » selon le concept d’un « théâtre-philo » qui opérerait une « mise en vie » des philosophes tout en présentant leurs réflexions et théories.Dans ce cadre, ils ont écrit à quatre mains un opus mettant en scène Friedrich Nietzsche, l’auteur, entre autres, de « Par-delà bien et mal », « Ainsi parlait Zarathoustra » et « Le gai savoir », alors interné suite à une atteinte neurologique d’origine syphilitique qui le plongera dans la démence, et deux personnages fictionnels afin de livrer un épitomé de la pensée nietzschienne relative au fameux apophtegme « Dieu est mort » et à la notion de « surhomme ».
A cette fin, ils confrontent le philosophe allemand à l’exercice de la vulgarisation avec le personnage de l’infirmière et à celui de la controverse avec le malade qui a mis en sa pratique sa théorie de la liberté.Mission accomplie pour les auteurs qui parviennent à faire entendre de manière claire et intelligible, tant pour le spectateur non averti que pour celui féru de la chose philosophique, un propos érudit qu’il s’agisse des trois métamorphoses de l’esprit, du bonheur dyonisiaque ou de la mort de Dieu ne constitue pas une entreprise de désespérance mais de lucidité pour s’extraire de la déploration et du recours à une foi consolatrice pour ramener l’homme à l’homme.
Et challenge réussi pour Marie Véronique Raban qui, avec une mise en scène qui évite les écueils tant du didactisme que de la pontification, garde le cap sur la représentation théâtrale et assure une belle direction d’acteur avec des comédiens qui jouent au diapason.
Sur le plateau où quelques meubles reconstituent un lieu unique, celui de la chambre de Nietzsche, Marie Véronique Raban incarne avec justesse la compassion humaniste de la garde-malade et Pierre Hentz apporte au « disciple » une bienvenue couleur tragi-comique.
Dans le rôle titre, Bertrand Monbaylet assure une composition époustouflante qui sans ressortir totalement au mimétisme traduit la gestuelle agitée d’un homme à la dérive qui est encore un peu ici et maintenant mais déjà ailleurs, le regard à la fois perçant du voyant et celui égaré du dément et les fulgurances d’un esprit qui brûle ses dernières cartouches.

Martine Piazzon.  »

ET LES DATES :

NIETZSCHE
De Bruno Roche et Francis Marfoglia
Mise en scène Marie Véronique RABAN
Avec
Bertrand MONBAYLET dans le rôle de Nietzsche
Pierre HENTZ dans le rôle de Monsieur Paul
Marie Véronique RABAN dans le rôle d’Ariane, l’infirmière
THEATRE du NORD OUEST
13, rue du Faubourg Montmartre 75009 – ¨PARIS
Prix des places TR 13€ Tarif 23€ Billetreduc 10€
DATES

à 20h45

Jeudi 11 Avril 2013 PREMIERE
Mercredi 17 Avril
Mardi 23 Avril
Jeudi 25 Avril
Mardi 30 Avril

Jeudi 2 Mai
Mercredi 8 Mai
Mercredi 15 Mai
Mercredi 22 Mai
Mercredi 29 Mai

Mercredi 5 Juin
Dimanche 9 Juin
Samedi 15 Juin
Mercredi 19 Juin DERNIERE au TNO

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A très bientôt !

Lou FERREIRA

 

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Lou Salomé. Photo extraite du site / blog : cafegradiva.ro

Chers Amis, avant de retrouver les œuvres de certains d’entre vous et des sociétés de réflexions littéraires et philosophiques fin-de-siècle, je souhaitais aborder cet auteure majeure de la fin du XIXème siècle et de l’entre-deux guerres : Lou Andréas Salomé.
Les biographies, je les accumule, je les relis avec le temps. Elles se complètent et reflètent surtout ce que les biographes aiment ou ne comprennent pas de cette femme hors-du commun.
Je ne vais pas à mon tour, rajouter quelques mots complémentaires (ou superficiels) sur le travail de pensée de cette femme de caractère, mais vous proposer une biographie empruntée au site original :
index.aspx

Ils nous présentent cette approche de Lou Andréas Salomé et elle me semble digne de confiance :

Lou Andréas-Salomé (1861-1937). Photo extraite du site / blog : friedrichnietzsche.de

« Lou Andréas-Salomé est née en 1861. Elle est la fille du Général Gustav Von Salomé et d’une femme délicate et fine, qui a mis au monde avant elle cinq garçons. Elle vivra toute son enfance dans le bâtiment d’état major à Saint Pétersbourg. Elle se mariera en 1887 avec le professeur Andréas, professeur d’études orientales à Berlin ; de cette union elle dira : « face à face », mais plutôt « dos à dos ». … mariage étrange qu’elle ne sait pas véritablement expliquer : contrainte ? acte d’amour ? impératif intérieur ? acte irréparable ? Le dernier chapitre de « Ma vie » semble exprimer tout ce questionnement.

A l’âge de 17 ans, Lou Salomé choisit comme père spirituel, Hendrick Adolph Gillot, pasteur hollandais de Groningen et attaché à l’ambassade hollandaise à St Pétersbourg. De lui, elle apprendra la pensée rigoureuse et elle dira dans « Ma vie » :

« Je voudrais révéler ici une chose étonnante : ce genre de travail intellectuel me donnait surtout l’impression d’accomplir une tâche féminine, alors que tout ce qui touchait à la poésie me semblait spécifiquement masculin, c’est pourquoi mes personnages féminins sont vus la plupart du temps, avec les yeux d’un homme. Cela remonte au début de mon adolescence : la pensée abstraite à laquelle mon ami m’initia était indissociable de l’amour que j’avais pour lui en tant que femme, tandis que ce qui stimulait l’imagination se heurtait à son interdiction et ne pouvait se libérer de cet assujettissement que par une attitude de défi toute masculine. »

Le Pasteur était déifié par Lou Andréas-Salomé ; mais ce mythe sera brisé par une proposition en mariage, en 1880, qu’elle refusera bien sûr, et qui provoquera son éloignement.

Lou A. Salomé . Photo extraite du site / blog : leseditionsdeminuit.com

Le pasteur Gillot avait orienté Lou Andréas-Salomé vers l’occident. Après St Pétersbourg, elle se dirigera donc vers Zurich où elle fréquentera l’université ; puis, malade, vers l’Italie où elle rencontrera Malwida Von Meysenburg, femme de Lettres et sorte de Mécène, qui avait conçu l’idée bizarre de fonder un monastère pour « Esprits libres »; par son intermédiaire, elle commence ses longues amitiés avec les hommes… « La différence entre femmes est essentiellement quantitative, et entre hommes qualitative. » (in Eros)

Amitié avec Paul Rée (1849-1901), philosophe, auquel elle vouera une affection profonde ; mais son mariage avec Andréas provoquera la rupture : Rée ne supportera pas le partage.

Amitié avec Nietzsche (1844-1900), philosophe, auquel, lui qui est tourmenté par la souffrance, enfermé dans sa solitude, et à la recherche d’un dieu auquel il ne peut renoncer, elle se refusera comme épouse. Une tentative de vie commune, à laquelle tenait beaucoup Lou Andréas-Salomé, vie commune entre Rée, Nietzsche et elle-même, sera un échec (cf. le film de Cavani, en 1977, « Au delà du Bien et du Mal »). Les rapports avec Nietzsche ont été difficiles, mais c’est elle qui, lorsqu’il sombrera dans la folie, se chargera de défendre son œuvre à travers un livre qu’elle intitulera : « Frédérick Nietzsche, d’après son oeuvre ».

F. NIETZSCHE. Photo extraite du site / blog : noteworthy.zasu.us

« L’âme de la femme est une surface, une couche d’eau mobile et orageuse sur un bas-fond. Mais l’âme de l’homme est profonde, son flot mugit dans les cavernes souterraines : la femme pressent la puissance de l’homme mais ne la comprend pas. » Nietzsche  » Ainsi parlait Zarathoustra »

Amitié avec Rilke (1875-1926), poète, avec qui elle découvrira l’amour ; sentiment qui ne l’empêchera pas de le quitter lorsqu’elle comprendra que sa présence à ses côtés sépare l’homme du poète, nuit à son génie.

« Pour la première fois je compris que l’ « oeuvre », qui allait maintenant naître grâce à toi à quel que prix que ce fut, était ton seigneur et maître légitime. Qu’exigerait-elle encore ? Mon coeur s’arrêta de battre, et quelque chose en moi salua les Elégies qui allaient mettre des décennies à naître. » …

Lou Andréas-Salomé « Ma vie »

Les « Elégies de Duino » représentent l’oeuvre majeure de Rilke. Rilke est né à Prague d’un père prétentieux dont le seul désir était d’en faire un militaire haut gradé. Il sera pendant un certain temps le secrétaire de Rodin…Il ne saura sortir d’une grande solitude morale. Avec Rilke, Lou Andréas -Salomé retrouvera l’orient, la Russie, terre natale… ce sera pour elle, une grande joie que ces retrouvailles.

Rainer Maria RILKE. Portrait extrait du site / blog : payingattentiontothesky.com

Amitié avec Freud (1856-1936), médecin, psychiatre, inventeur de la psychanalyse. Elle lui portera l’attention d’une collaboratrice. Avec lui, elle découvrira le concept d’inconscient qui lui faisait défaut dans ses analyses de Nietzsche et de Rilke.

« De fait, le bonheur d’aimer comporte aussi, à côté de ce trop plein qui requiert une détente et semble donc vouloir se débarasser de la libido, le désir toujours insatiable, sans cesse renaissant, qui ne connaît que la soif de la libido – l’insatisfaction constante, que rien ne pourrait apaiser, sinon le degré absolu d’identification avec ce qui, originairement, représentait la totalité du monde, le Moi et le Toi, le physique et le psychique »

Lou Andréas-Salomé « Eros »

Que dire d’autre ? Qu’elle désirait que ses cendres soient dispersées dans la nature à sa mort !!! Et nous finirons par ce mot de Nietzsche lui faisant parvenir « Humain trop Humain » : « Ce livre vous appartient ; aux autres on le donne… ». Elle meurt en 1937…mais restent ses oeuvres…

Lou Andréas Salomé, Paul Rée et Nietzsche. Photo extraite du site / blog : aevigiran.over-blog.com

Esquisse bibliographique

Ses oeuvres littéraires

* Une lutte pour Dieu (Nietzsche)

* Ruth (Gillot)

* Fenitschka (Wedekind – qui lui écrira LULU)

* Frère et soeur (Tausk et Freud)

* La cape magique

* Figures de femmes dans Ibsen

Ses oeuvres philosophiques

* Ma vie éd. PUF (sorte d’autobiographie)

* Eros éd. Minuit

* L’amour du narcissisme éd. Gallimard

* Lettre ouverte à Freud éd. Seuil / Points

* Friedrich Nietzsche à travers ses oeuvres éd. Grasset

* Correspondances – avec Rilke aux éditions Gallimard // avec Freud aux éditions Gallimard //

avec Anna Freud (A l’ombre du père) aux éditions Hachette

Ecrits « à propos » de Lou Andréas-Salomé

* E. F. Peters Ma soeur, mon épouse, aux éditions Gallimard / TEL (première étude de référence)

* Angela Livingstone (directrice du Centre d’Etudes Russes et soviétiques) Lou Andréas-Salomé, sa vie et ses écrits, aux éditions PUF en 1990

* Stéphane Michaud (professeur de littérature comparée) Lou Andréas-Salomé, aux éditions du Seuil en 2000

* Françoise Giroud (journaliste et femme politique) Lou : histoire d’une femme libre, aux éditions Fayard en 2002

* Dorian Astor Lou Andréas-Salomé, aux éditions Gallimard / Folio biographie en 2008

* Michel Meyer ( écrivain, journaliste) Lou Andréas-Salomé, la femme océan, aux éditions du Rocher en 2010

* Elisabeth Barillé (écrivain d’origine russe) Lou Andréas-Salomé : l’école de la vie, aux éditionsdu Seuil / Points en 2010 [cf. le site de France-Culture , émission « Les racines du ciel » du 11/09/2011]

* Isabelle Mons (professeur de littérature comparée) Lou Andréas-Salomé : en toute liberté aux éditions Perrin en Mai 2012 [cf. le site de France-Culture, émission « Le journal de la philosophie » du 04/07/2012]

* Un Album : Yves Simon (artiste) Lou Andréas-Salomé, aux éditions Mengès

Lou Salomé à l’âge de 20 ans. Photo extraite du site / blog : yasamaugrasi.com

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REMERCIEMENTS AU SITE AlivreOuvert.htm

Dont cette biographie succincte est extraite -en dehors de quelques passages exclus, des photos et de mon introduction.

Et pour finir (momentanément), je vous recommande la lecture de cet entretient avec Pascale Hummel, spécialiste de Lou Andréas Salomé sur le lien du site très intéressant de « FABULA.ORG » :
A LIRE !!
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BELLE JOURNEE A TOUS !

LOU FERREIRA

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Nietzsche, photo extraite de la-philosophie.com

Certains universitaires (dont Pascal Aquien), ont déjà pensé quelques liens qu’il est important d’établir entre l’esthétique wildienne et celle de Nietzsche, mais pas seulement sur ce thème évidemment. Si je vous en parle ce soir, c’est pour vous proposer un début de reflexion mienne sur une variante philosophique à propos du concept d’affect ou de passion chez ces deux grands esthètes disparus en 1900 à trois mois d’intervalle.
Bien entendu, sur un blog, ce ne pourra être qu’une allusion…

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Nietzsche dit dans le Crépuscule des idoles :

« Toutes les passions ont une époque où elles sont simplement funestes, où elles entraînent leur victime vers le fond de tout le poids de la bêtise – et une, plus tardive, infiniment plus tardive, où elles épousent l’esprit, se « spiritualisent »

Wilde est passé par l’assujettissement sentimental et la prison, mais la spiritualisation de son âme s’est, selon nous, accomplie.
Et une nouvelle fois, Nietzsche a raison -comme le souligne le philosophe Patrick Wotling- de se révolter contre la cécité des philosophes a toujours vouloir contrôler les passions. Il est bien plus nécessaire de travailler sur les pulsions sans les nier et encore moins les juger moralement. Les affects, (mot que préfère Nietzsche à passion ou amour), ont une valeur qui renvoie à la croyance, et chez Wilde, elle a eu des accents divins, elle est devenue, en prison, plus « intériorisée », devenue chair et sang pour l’art :

« Et celui qui peut contempler la beauté du monde, prendre part à sa douleur et concevoir la merveille de l’un et de l’autre, entre en contact immédiat avec les choses divines et est plus près du secret de Dieu qu’il puisse être donné à une créature humaine.
Peut-être entrera t-il également dans mon art, non moins que dans ma vie, un élément plus profond encore, une plus grande unité dans la passion et plus d’élan dans l’impulsion. Ce n’est pas l’ampleur, mais l’intensité qui est le véritable but de l’art moderne. »
(« De Profundis »)

Dans ce que Wilde observe et annonce, il n’y a pas de dogme précis, il n’a pas trouvé le graal, il a aperçu une nouvelle voie de salut par l’art. Il ne s’autoglorifie pas non plus, mais il se pose un peu en dehors de Platon et de Nietzsche parce que, même au sortir de prison, il reviendra sur sa passion mortifère, il l’utilisera au début dans l’espoir –vain- d’en extraire une forme de puissance. La tragédie chez Wilde est la mise en lumière de volontés qui participent d’un processus de déstabilisation des êtres et des choses ou de lui-même, pour renouer avec ce qui a provoqué ces bonheurs, ces dénonciations diverses et sa perte.

Si Wilde a eu des remords quant à sa rencontre avec la personne de Lord Alfred Douglas, il n’a certainement pas regretté ce qui s’est constitué à la source de sa passion, cette source qui faisait dire à Nietzsche qu’il faudra bien revenir sur le pulsionnel. Les affects et les pulsions wildiennes sous-tendent ainsi la plupart de ses provocations, même si elles doivent se retourner contre lui…

Lou Ferreira

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Denis Diderot.

Au début, j’ai été réticente avec les CD enregistrés etc… Je ne supporte que le papier.
Mais ce sont mes insomnies qui m’ont encore soufflé de vilaines idées et puis les plus belles surtout…
Alors, comme je me contentais de nourriture philosophique, j’ai fini par me dire que toute une partie des arts et de la littérature me faisaient défaut. Pour m’endormir tranquillement, j’ai acheté des œuvres lues par d’excellents comédiens (souvent) et là, j’ai découvert une chose pourtant évidente : Je ne m’endormais toujours pas, mais je me régalais avec les mots des auteurs divers, le son de la voix des lecteurs et mon imagination m’accompagnait jusqu’à ce que je sois contrainte de me lever.
Épuisée et heureuse pourtant…

Alors, pourquoi ne pas vous proposer ce lien que vous connaissez certainement tous, mais (on ne sait jamais) si vous avez quelques deniers, pourquoi pas un peu de Nietzsche, du Mallarmé du Kierkegaard ou du Goethe pour que la nuit soit belle après tout !

Lou FERREIRA

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