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Archive for the ‘Littérature’ Category

La Maison Bürgel, litographie fin du 19ème siècle.

Chers Amis,

S’il y a bien un historien qui mérite toute notre attention, c’est bien Christophe Charle et ses nombreuses études sur la société au XIXème siècle. Je vous propose un aperçu à travers le contexte des ambitions wildiennes. En plus clair, en situant les motivations de Wilde dans son époque, j’ai pu apercevoir toute la richesse des œuvres de Charle parce qu’il permet de saisir aisément ce qui fonde certaines décisions artistiques et littéraires.

Voici au moins deux ouvrages fondamentaux à toujours conserver dans votre bibliothèque ! :

Histoire sociale de la france au 19eme siècle

Et :

Les intellectuels en Europe au 19ème siècle –

Il me semble que pour commencer à mieux saisir ce contexte dans lequel naisse les oeuvres critiques, il faut se souvenir de quelques faits importants pour les intellectuels de l’époque, et d’ici sur Oscar Wilde :
Trois points peuvent être suggérés :
Le premier nous arrête sur l’Angleterre qui, dès 1819, impose des taxes sur la presse pour limiter considérablement la contagion des idées subversives et l’influence du modèle révolutionnaire français sur les classes populaires anglaises. Un des principaux responsable de cette contre-offensive intellectuelle est le philosophe Burke, qui rédige ses Réflexions sur la révolution de France en 1790.
Il insiste sur la méfiance qui s’impose quant à l’enthousiasme en faveur de la révolution française (un nombre croissant d’intellectuels sont visés ; Hegel, Fichte, Hölderlin, Schelling, Rousseau ou Kant) .

Ce qui leur est reproché, c’est l’esprit « destructeur » qui vise à saper le socle religieux et incite à fonder des groupuscules partisans qui serviraient leur esprit « révolutionnaire ». Les conséquences de ces manifestations traverseront tout le 19ème siècle, et en Angleterre, dès 1843, l’abolition du Liscensing Act a –par exemple- deux conséquences sur les représentations théâtrales : 1) seuls deux théâtres sont autorisés à mettre en scène des pièces dramatiques, 2) elle contraint ainsi la plupart des auteurs à n’écrire que des divertissements. Nous évoquons ces auteurs parce qu’ils ont influencé le jeune Wilde, et parce que le dramaturge qu’il deviendra, tiendra compte –dans une certaine mesure – des difficultés à contourner dans une Angleterre qui cumule idéologiquement tout ce contre quoi il va se détourner ou devra affronter.

Les dégustateurs, le musée des rieurs, lithographie couleur, XIXème.

Le second, met en lumière la personnalité du jeune Shelley qui confirmera une direction de pensée chère à Wilde. Il s’agit de l’inspiration et de sa force de conviction sur toute une génération d’hommes de lettres. (Oscar Wilde le citera dans nombre de ses œuvres, et cela est significatif). En effet, contre Coleridge qui, après Burke, cherche à instaurer une nouvelle fonction plus conservatrice des intellectuels, le jeune Shelley qui appartient à la société privilégiée, se rebelle très tôt contre la violence éducative (châtiments corporels dont il a lui-même eu à souffrir au collège d’Eton) et sur les mœurs rétrogrades dont le religieux ne se défait pas. Ces convictions le font quitter Oxford, et organiser un programme politique et religieux, républicain et tolérant. Le christianisme, tel qu’il est établi, est, selon lui, une hypocrisie absolue. Il ne faut donc compter que sur la solidarité des grands hommes dont la préoccupation est le progrès de l’humanité.

Comprendre les influences de Wilde, c’est tenir compte de certains faits plus secondaires en apparence : en 1812, Shelley se rend à Dublin où il rédige pour une partie du peuple irlandais son Address to the Irish people ; un écrit qui reconnaît la légitimité des réclamations des catholiques irlandais. Wilde se sent solidaire d’une partie de ces revendications,
mais les convictions les plus fermes de Shelley demeurent liées à la Révolution française. Certes, les effets de la Terreur sont à éviter, mais pour cela, il faut éduquer le peuple. Les abus peuvent ainsi être évités et des réformes sont possibles avec le travail et la coopération des penseurs, qui en seraient des législateurs.

Shelley meurt jeune, en 1822 mais après lui, de nombreux intellectuels mettront leur plume au service de cette cause démocratique. Dont Wilde.

Estampe de Félix Benoist, lithographie de Charpentier, XIXème.

Christophe Charle est précis dans ses recherches : entre les intellectuels plus engagés qu’il classe dans les « messies » -tels que les humanitaristes, les saint-simonismes ou les fouriéristes- et les intellectuels dont l’hommage à l’artiste et au poète est central, il y a une délicate conciliation. Chacune de ces deux formations intellectuelles a le désir commun de rester individualiste, sans pour autant fermer les yeux sur la pauvreté de leurs congénères. Oscar Wilde sera sensible aux deux, mais ses principaux objectifs relèveront nettement de la seconde catégorie d’intellectuels, ceux qui ont le pouvoir, ou la possibilité d’éduquer le peuple au Beau et à l’Art pour le réconcilier avec le monde et leur propre individualité.

Une autre force intellectuelle est pourtant à prendre en considération. Ce sont les jeunes hégéliens, -comme Feuerbach, Bruno Bauer ou Karl Marx- qui ont suivi les cours de Hegel et ses disciples. Mais ils sont ce que Charle nomme la « gauche hégélienne » influencés par les utopistes français, les anarchistes et les communistes (ce qui, en Allemagne leur confère une situation politique peu confortable). Ils souhaitent refondre le système politique dans son intégralité, et veulent s’adresser à l’humanité entière. Le plus actif et le plus productif d’entre eux, Karl Marx, critique l’empirisme des libéraux anglais et des socialistes français, tout en fustigeant la modération des idéologues comme Stirner et Proudhon.

Proudhon.

Si Oscar Wilde ne cite pas précisément ces derniers intellectuels, nous savons que dans son essai Les origines de la critique historique, dans l’âme de l’homme sous le socialisme, ou dans sa pièce de théâtre Véra ou les Nihilistes, l’influence de Hegel, des jeunes hégéliens et des révolutionnaires français et russes marqueront définitivement le jeune Irlandais. L’effervescence spirituelle est à son comble mais régulièrement, Wilde considèrera que seule la France sera capable de proposer un cadre littéraire à la hauteur de ses aspirations.
Lorsque sa pièce Salomé est censurée en 1892 au motif qu’un personnage biblique ne peut être représenté sur scène, il souhaite la naturalisation française et précise :

« Puisqu’il est impossible de faire représenter une œuvre d’Art en Angleterre, je vais me transférer dans une autre patrie dont je suis depuis longtemps amoureux. Il n’y en a pas d’autre voyez-vous, et Paris, c’est la France. C’est le refuge des artistes ; mieux, c’est la ville artiste. (…) Ici, les gens sont essentiellement anti-artistes et étroits d’esprit »

Si Wilde demeure un étranger comme nous l’avons envisagé, Christophe Charle a raison de souligner que le courant de L’Art pour l’Art sera peu à peu contesté par la critique littéraire, lassée par ses invectives qu’elle jugera inutile et immorale. Mais en 1854 lorsque naît Oscar Wilde, cette esthétique a encore de beaux jours devant elle…

Lou Ferreira

Histoire culturelle de la France au XIXème siècle.

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Lou Salomé. Photo extraite du site / blog : cafegradiva.ro

Chers Amis, avant de retrouver les œuvres de certains d’entre vous et des sociétés de réflexions littéraires et philosophiques fin-de-siècle, je souhaitais aborder cet auteure majeure de la fin du XIXème siècle et de l’entre-deux guerres : Lou Andréas Salomé.
Les biographies, je les accumule, je les relis avec le temps. Elles se complètent et reflètent surtout ce que les biographes aiment ou ne comprennent pas de cette femme hors-du commun.
Je ne vais pas à mon tour, rajouter quelques mots complémentaires (ou superficiels) sur le travail de pensée de cette femme de caractère, mais vous proposer une biographie empruntée au site original :
index.aspx

Ils nous présentent cette approche de Lou Andréas Salomé et elle me semble digne de confiance :

Lou Andréas-Salomé (1861-1937). Photo extraite du site / blog : friedrichnietzsche.de

« Lou Andréas-Salomé est née en 1861. Elle est la fille du Général Gustav Von Salomé et d’une femme délicate et fine, qui a mis au monde avant elle cinq garçons. Elle vivra toute son enfance dans le bâtiment d’état major à Saint Pétersbourg. Elle se mariera en 1887 avec le professeur Andréas, professeur d’études orientales à Berlin ; de cette union elle dira : « face à face », mais plutôt « dos à dos ». … mariage étrange qu’elle ne sait pas véritablement expliquer : contrainte ? acte d’amour ? impératif intérieur ? acte irréparable ? Le dernier chapitre de « Ma vie » semble exprimer tout ce questionnement.

A l’âge de 17 ans, Lou Salomé choisit comme père spirituel, Hendrick Adolph Gillot, pasteur hollandais de Groningen et attaché à l’ambassade hollandaise à St Pétersbourg. De lui, elle apprendra la pensée rigoureuse et elle dira dans « Ma vie » :

« Je voudrais révéler ici une chose étonnante : ce genre de travail intellectuel me donnait surtout l’impression d’accomplir une tâche féminine, alors que tout ce qui touchait à la poésie me semblait spécifiquement masculin, c’est pourquoi mes personnages féminins sont vus la plupart du temps, avec les yeux d’un homme. Cela remonte au début de mon adolescence : la pensée abstraite à laquelle mon ami m’initia était indissociable de l’amour que j’avais pour lui en tant que femme, tandis que ce qui stimulait l’imagination se heurtait à son interdiction et ne pouvait se libérer de cet assujettissement que par une attitude de défi toute masculine. »

Le Pasteur était déifié par Lou Andréas-Salomé ; mais ce mythe sera brisé par une proposition en mariage, en 1880, qu’elle refusera bien sûr, et qui provoquera son éloignement.

Lou A. Salomé . Photo extraite du site / blog : leseditionsdeminuit.com

Le pasteur Gillot avait orienté Lou Andréas-Salomé vers l’occident. Après St Pétersbourg, elle se dirigera donc vers Zurich où elle fréquentera l’université ; puis, malade, vers l’Italie où elle rencontrera Malwida Von Meysenburg, femme de Lettres et sorte de Mécène, qui avait conçu l’idée bizarre de fonder un monastère pour « Esprits libres »; par son intermédiaire, elle commence ses longues amitiés avec les hommes… « La différence entre femmes est essentiellement quantitative, et entre hommes qualitative. » (in Eros)

Amitié avec Paul Rée (1849-1901), philosophe, auquel elle vouera une affection profonde ; mais son mariage avec Andréas provoquera la rupture : Rée ne supportera pas le partage.

Amitié avec Nietzsche (1844-1900), philosophe, auquel, lui qui est tourmenté par la souffrance, enfermé dans sa solitude, et à la recherche d’un dieu auquel il ne peut renoncer, elle se refusera comme épouse. Une tentative de vie commune, à laquelle tenait beaucoup Lou Andréas-Salomé, vie commune entre Rée, Nietzsche et elle-même, sera un échec (cf. le film de Cavani, en 1977, « Au delà du Bien et du Mal »). Les rapports avec Nietzsche ont été difficiles, mais c’est elle qui, lorsqu’il sombrera dans la folie, se chargera de défendre son œuvre à travers un livre qu’elle intitulera : « Frédérick Nietzsche, d’après son oeuvre ».

F. NIETZSCHE. Photo extraite du site / blog : noteworthy.zasu.us

« L’âme de la femme est une surface, une couche d’eau mobile et orageuse sur un bas-fond. Mais l’âme de l’homme est profonde, son flot mugit dans les cavernes souterraines : la femme pressent la puissance de l’homme mais ne la comprend pas. » Nietzsche  » Ainsi parlait Zarathoustra »

Amitié avec Rilke (1875-1926), poète, avec qui elle découvrira l’amour ; sentiment qui ne l’empêchera pas de le quitter lorsqu’elle comprendra que sa présence à ses côtés sépare l’homme du poète, nuit à son génie.

« Pour la première fois je compris que l’ « oeuvre », qui allait maintenant naître grâce à toi à quel que prix que ce fut, était ton seigneur et maître légitime. Qu’exigerait-elle encore ? Mon coeur s’arrêta de battre, et quelque chose en moi salua les Elégies qui allaient mettre des décennies à naître. » …

Lou Andréas-Salomé « Ma vie »

Les « Elégies de Duino » représentent l’oeuvre majeure de Rilke. Rilke est né à Prague d’un père prétentieux dont le seul désir était d’en faire un militaire haut gradé. Il sera pendant un certain temps le secrétaire de Rodin…Il ne saura sortir d’une grande solitude morale. Avec Rilke, Lou Andréas -Salomé retrouvera l’orient, la Russie, terre natale… ce sera pour elle, une grande joie que ces retrouvailles.

Rainer Maria RILKE. Portrait extrait du site / blog : payingattentiontothesky.com

Amitié avec Freud (1856-1936), médecin, psychiatre, inventeur de la psychanalyse. Elle lui portera l’attention d’une collaboratrice. Avec lui, elle découvrira le concept d’inconscient qui lui faisait défaut dans ses analyses de Nietzsche et de Rilke.

« De fait, le bonheur d’aimer comporte aussi, à côté de ce trop plein qui requiert une détente et semble donc vouloir se débarasser de la libido, le désir toujours insatiable, sans cesse renaissant, qui ne connaît que la soif de la libido – l’insatisfaction constante, que rien ne pourrait apaiser, sinon le degré absolu d’identification avec ce qui, originairement, représentait la totalité du monde, le Moi et le Toi, le physique et le psychique »

Lou Andréas-Salomé « Eros »

Que dire d’autre ? Qu’elle désirait que ses cendres soient dispersées dans la nature à sa mort !!! Et nous finirons par ce mot de Nietzsche lui faisant parvenir « Humain trop Humain » : « Ce livre vous appartient ; aux autres on le donne… ». Elle meurt en 1937…mais restent ses oeuvres…

Lou Andréas Salomé, Paul Rée et Nietzsche. Photo extraite du site / blog : aevigiran.over-blog.com

Esquisse bibliographique

Ses oeuvres littéraires

* Une lutte pour Dieu (Nietzsche)

* Ruth (Gillot)

* Fenitschka (Wedekind – qui lui écrira LULU)

* Frère et soeur (Tausk et Freud)

* La cape magique

* Figures de femmes dans Ibsen

Ses oeuvres philosophiques

* Ma vie éd. PUF (sorte d’autobiographie)

* Eros éd. Minuit

* L’amour du narcissisme éd. Gallimard

* Lettre ouverte à Freud éd. Seuil / Points

* Friedrich Nietzsche à travers ses oeuvres éd. Grasset

* Correspondances – avec Rilke aux éditions Gallimard // avec Freud aux éditions Gallimard //

avec Anna Freud (A l’ombre du père) aux éditions Hachette

Ecrits « à propos » de Lou Andréas-Salomé

* E. F. Peters Ma soeur, mon épouse, aux éditions Gallimard / TEL (première étude de référence)

* Angela Livingstone (directrice du Centre d’Etudes Russes et soviétiques) Lou Andréas-Salomé, sa vie et ses écrits, aux éditions PUF en 1990

* Stéphane Michaud (professeur de littérature comparée) Lou Andréas-Salomé, aux éditions du Seuil en 2000

* Françoise Giroud (journaliste et femme politique) Lou : histoire d’une femme libre, aux éditions Fayard en 2002

* Dorian Astor Lou Andréas-Salomé, aux éditions Gallimard / Folio biographie en 2008

* Michel Meyer ( écrivain, journaliste) Lou Andréas-Salomé, la femme océan, aux éditions du Rocher en 2010

* Elisabeth Barillé (écrivain d’origine russe) Lou Andréas-Salomé : l’école de la vie, aux éditionsdu Seuil / Points en 2010 [cf. le site de France-Culture , émission « Les racines du ciel » du 11/09/2011]

* Isabelle Mons (professeur de littérature comparée) Lou Andréas-Salomé : en toute liberté aux éditions Perrin en Mai 2012 [cf. le site de France-Culture, émission « Le journal de la philosophie » du 04/07/2012]

* Un Album : Yves Simon (artiste) Lou Andréas-Salomé, aux éditions Mengès

Lou Salomé à l’âge de 20 ans. Photo extraite du site / blog : yasamaugrasi.com

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REMERCIEMENTS AU SITE AlivreOuvert.htm

Dont cette biographie succincte est extraite -en dehors de quelques passages exclus, des photos et de mon introduction.

Et pour finir (momentanément), je vous recommande la lecture de cet entretient avec Pascale Hummel, spécialiste de Lou Andréas Salomé sur le lien du site très intéressant de « FABULA.ORG » :
A LIRE !!
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BELLE JOURNEE A TOUS !

LOU FERREIRA

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Bozena Nemcova ,Femme de lettres tchèque (Vienne 1820 – Prague 1862).

C’est en regardant un film sur les conditions d’existence de cette femme écrivain (ou écrivaine, je me moque de cette grammaire), que j’ai décidé de poursuivre mon chemin pour que l’on découvre (à commencer par moi !), cette femme merveilleuse qui a pu laisser des œuvres encore inconnues de la plupart d’entre nous. Son écriture s’est réalisée dans la maladie (un cancer semble t-il), une misère totale, (avec un mari alcoolique qui la méprisait). Elle a pu élever ses trois enfants (dont un fils qui mourra jeune).

Ce n’est pas du Zola, cela se passe dans les Années 1850 et voici le petit résumé que j’ai pu trouver sur divers sites* à propos de cette grande Dame :

 » Božena Němcová est née le 4 février 1820 à Vienne et décédée le 21 janvier 1862 à Prague. Elle est l’un des écrivains les plus influents de la Renaissance nationale tchèque. Elle est connue pour ses recueils de contes (Histoires et légendes de la nation) et(Contes et légendes slovaques), mais son œuvre la plus célèbre est le roman Grand-mère (Babička, 1855), connu de tous les Tchèques. (Les billets de 500 couronnes tchèques sont à son effigie).

Issue d’une famille pauvre, fille d’un cocher et d’une servante, tous deux au service de la duchesse de Sagan, elle eut toute sa vie des ennuis d’argent. Née Barbora Pankel à Vienne, elle passa son enfance au village de Ratibořice, auprès de sa grand-mère Magdalena Novotná, qui lui inspira plus tard son célèbre roman Grand-mère.

À l’âge de dix-sept ans, elle épousa Josef Neměc (1805-1879), un fonctionnaire d’état de quinze ans plus âgé qu’elle. Ils eurent quatre enfants. Avec ses amis les écrivains Václav Bolemír Nebeský et Karel Jaromír Erben, Božena Němcová fut une activiste inlassable du nationalisme tchèque, qui avait pour but la sécession du peuple tchèque du sein de l’Empire austro-hongrois, ce pour quoi elle subit les représailles politiques au lendemain du Printemps des peuples de 1848. Son mari, lui aussi patriote tchèque, perdit son poste, le couple perdant tout moyen de subsistance. Lui, se mit à boire.

Bozena Nemcova

Malgré ces difficultés, Božena Němcová parvint à achever Babička en 1854, le roman qui lui apporta la renommée littéraire. Elle y raconte l’enfance à la campagne d’une petite fille nommée Barunka (un diminutif de Barbora) en compagnie de sa grand-mère. Le livre s’inspire de la propre enfance de Němcová dans le village de Ratibořice, où elle vécut avec ses parents et sa grand-mère maternelle Magdalena Novotná. Le personnage de la grand-mère y montre un caractère foncièrement bon et optimiste. L’écriture repose sur un langage populaire mais non dénué de variété et de vivacité. Ce roman est l’un des plus lu de la littérature tchèque.

Božena Němcová mourut à Prague d’un cancer, alors qu’elle n’avait même pas quarante-deux ans. Ses restes reposent au cimetière de Vyšehrad.  »

Bozena Nemcova

Merci à ceux qui résisteront à la mélancolie en lisant « Grand-mère » de Dame Nemcova….

Sites qui l’évoquent : grand-mere-le-livre-de-bozena-nemcova-a-150-ans

ou bien : 93_bozena-nemcova

Et (en Anglais ): svu_2001.htm

(nécessairement : Bo%C5%BEena_N%C4%9Bmcov%C3%A1 dont je me suis grandement inspirée pour le résumé.). Merci.

LOU FERREIRA

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La bibliothèque nationale de France.

A vous tous,

Certes, c’est presque une belle « contradiction » que de vous montrer une splendide bibliothèque, vous affirmer que je n’aime feuilleter que les vieux manuscrits et que je rêve encore souvent de la plume d’oie (ce qui est un peu idiot); et puis, dans le même temps vous proposer un site sur le net que je trouve utile !

Il est également mis à jour, et les travaux que j’ai pu lire de ci de là, méritent toute votre curiosité….

photo extraite du site / blog : lireetrelire.unblog.fr

Les auteurs, les critiques, les époques, les styles … Presque tout ce que vous pourriez aimer regrouper sur quelques pages cet été, se trouve sur ce site bilingue : litcrit.out.pl%3Fpd%3DBritish:%2B19th%2BCentury

Merci pour tous ceux qui partagent nos passions ou simplement nos curiosités littéraires et artistiques à plus large échelle et plus loin toujours….Dans le temps.

Lou FERREIRA

photo extraite du site : livres-anciens.com.fr

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image extraite du blog / site : talent.paperblog.fr

Chers Amis,

Bien que les études fin-de-sècle européennes soient d’une impressionnante richesse et qu’elles ont ma préférence, je ne pense pas qu’il faille pour autant oublier ou négliger les recherches actuelles sur les auteurs du XIXème siècle aux Etats-Unis (entre autres…). Toujours dans le but de rendre hommage à leurs travaux et leurs centres d’intérêts communs (ou d’une même période), j’ai donc envie de vous présenter ce site riche et mis à jour continuellement par des universitaires passionnés !

Vous verrez, ils le présentent ainsi :

« Ce site est conçu pour rassembler en un seul lieu les meilleurs matériaux disponibles sur le Web pour étudier et enseigner la littérature américaine du 19e siècle, l’histoire et la culture. Notre objectif est de rendre ce site utile aux enseignants, aux chercheurs et aux étudiants à tous les niveaux de l’éducation (…) »

Emily Dickinson. Photo extraite du site / blog : jayceaupaysnatal.over-blog.com

Lisez ces belles nourritures…. C’EST ICI : 19th.html

(à lire en Français ou en Anglais)

Henry James. Par John Singer Sargent.

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Sir Arthur Conan Doyle : photo extraite du site larousse.fr

Chers Amis, Voici une courte biographie de cet auteur que j’ai pu trouver dans le très sérieux site

biblio_doyle.pdf

Cet extrait est correctement rédigé, c’est pourquoi je vous le propose pour ensuite vous mettre les liens des deux sites les plus intéressants -actualisés-, de langue anglaise et française.

Bibliothèque nationale de France
direction des collections
département Littérature et art
Avril 2010

ARTHUR CONAN DOYLE (1859-1930)

(Bibliographie sélective)

« Arthur Conan Doyle (1859-1930) est avant tout connu comme le créateur de Sherlock Holmes (inspiré, dit-on, par un de ses professeurs à la Faculté de médecine) et de son compère le docteur Watson. Les aventures du détective de Baker Street, publiées principalement dans le Strand Magazine, sont rassemblées dans plusieurs recueils (The Adventures of Sherlock Holmes, 1892 ; The Memoirs of Sherlock Holmes, 1894 ;The Hound of the Baskerville, 1901) et ont donné lieu à d’innombrables adaptations cinématographiques et télévisées. Le succès de Holmes est tel qu’il a éclipsé quelque peu l’oeuvre et la vie de son auteur. Né en Ecosse, Conan Doyle s’embarque comme médecin de bord à destination de l’Afrique après ses études, avant de s’installer dans le sud de l’Angleterre pour exercer la médecine pendant huit ans.
Il est l’auteur prolifique de romans historiques qui lui tenaient beaucoup à coeur (The Exploits of Brigadier Gerard – 1896 – d’après la vie du général d’Empire Gérard ; Sir Nigel, 1906), et de romans d’aventure (The Lost World – 1912 – première des aventures de son second héros le plus connu, le Professeur Challenger). Ces oeuvres sont significatives du goût de l’époque pour le mystère, l’action et l’exotisme, à l’heure où l’Empire fait rêver les Anglais de terres lointaines.

S’étant rendu au Soudan et en Afrique du Sud, Doyle publie également des pamphlets retentissants à son époque (The great Boer War, 1900 ; The War in South Africa, 1902, soutenant l’action britannique dans sa guerre contre les Afrikaners en Afrique du sud), dénonce la situation au Congo colonial (The Crime of the Congo, 1909), réalise des reportages sur la campagne des Flandres pendant la Première Guerre mondiale (The British Campaign in France and Flanders, 1914-1918). Dans le domaine judiciaire, par deux fois, ce passionné de faits divers mène l’enquête et fait innocenter des innocents condamnés injustement, dans les affaires Edalji et Slater ; à plusieurs reprises, il est candidat – malheureux – aux élections législatives. A la fin de sa vie, marqué par les deuils familiaux, Doyle se passionne pour le spiritisme et les contacts avec le monde surnaturel (Psychic Experiences, 1925) (…) ».

Illustration extraite du site / blog : livresdemalice.blogspot.com

Pour partir à la recherche de documents intéressants sur Conan Doyle voici le site en Anglais qui me parait tout à fait sérieux (et beau) : index.htm

Et un site en Français (plus intéressé par le personnage de Sherlock Holmes ), mais Doyle n’est pas oublié !

www.sshf.com

N’oubliez pas que Monsieur David Charles ROSE travaille également en collaboration avec plusieurs universitaires, sur cet auteur qui nous est cher : voir mon article sur la Société Oscar Wilde Française et « The Oscolars » :

de-the-oscolars-a-la-rue-des-beaux-arts-hommage-a-oscar-wilde

Et notre ami Gyles Brandreth avec ses intrigues originales mettant en scène, Oscar Wilde et Conan Doyle : re-voici mon article

oscar-wilde-reincarne-sous-la-plume-de-gyles-brandreth

A BIENTOT !

Lou Ferreira

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Photo extraite du site : lexpress.fr

Chers Amis, j’avais aussi envie cet été de mettre en ligne les sites qui me paraissent les plus utiles, les plus beaux ou les plus sérieux quant aux auteurs que nous apprécions. Pour ce cher Théophile Gautier, précurseur de « l’art pour l’art », il y en a particulièrement un, mais lisez ce poème au passage :

Théophile GAUTIER (1811-1872)

Une âme

C’était une âme neuve, une âme de créole,
Toute de feu, cachant à ce monde frivole
Ce qui fait le poète, un inquiet désir
De gloire aventureuse et de profond loisir,
Et capable d’aimer comme aimerait un ange,
Ne trouvant en chemin que des âmes de fange ;
Peu comprise, blessée au vif à tout moment,
Mais n’osant pas s’en plaindre, et sans épanchement,
Sans consolation, traversant cette vie ;
Aux entraves du corps à regret asservie,
Esquif infortuné que d’un baiser vermeil
Dans sa course jamais n’a doré le soleil,
Triste jouet du vent et des ondes ; au reste,
Résignée à l’oubli, nécessité funeste
D’une existence vague et manquée ; ici-bas
Ne connaissant qu’amers et douloureux combats
Dans un corps abattu sous le chagrin, et frêle
Comme un épi courbé par la pluie ou la grêle ;
Encore si la foi… l’espérance… mais non,
Elle ne croyait pas, et Dieu n’était qu’un nom
Pour cette âme ulcérée… Enfin au cimetière,
Un soir d’automne sombre et grisâtre, une bière
Fut apportée : un être à la terre manqua,
Et cette absence, à peine un coeur la remarqua.

Extrait de « Poésies diverses » :

une_ame.html

Puis relire « Mademoiselle de Maupin » en passant….. (une autre passion !)

Illustration que vous trouverez sur le site / blog : jahsonic.tumblr.com

J’aurais l’occasion d’écrire sur Théophile Gautier, mais profitez de ce site : il lui fait honneur :

Celui-ci : www.theophilegautier.fr

Photo extraite du site / blog : emmanuellenuncq.com

A bientôt !

Lou FERREIRA

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Mademoiselle Aurore Mosnier vient de me signaler qu’elle a donc écrit un très bel article sur « Ophélie à travers les Arts »,

Lisez-le ici : Le personnage d’Ophélie à travers les arts

Merci chère Aurore !

Lou F

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Peut-être qu’un jour, notre amie Aurore Mosnier fera un thème sur « Ophélie » ou que la Belle Louise entrera dans ses tourments , le temps d’un éclair, mais quelles beautés ces deux modèles…..

Jules Joseph Lefebvre (via : Art Renewal Center)

Et celui-ci : Le personnage d’Ophélie à travers les arts

Joseph Kirkpatrick – Ophélie (via : large size paintings)

Voici, chers Amis, un site sur lequel vous allez vous promener longtemps…. (les artistes peintres y sont nombreux, les liens également et les thèmes si divers….)

Merci à vous et à l’auteur de ce blog (dont je n’ai pu retranscrire le nom d’origine polonaise me semble t-il (qu’il accepte mes excuses !) :

ophelie.html

Beau Week-end à tous !

Lou

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Photographie extraite du site / blog : toutlecine.com

Chers Amis, nous n’avons pas fini de faire de nouvelles connaissances et de réaliser à quel point les travaux sur l’histoire et la littérature du XIXème siècle est régulièrement l’objet de travaux sérieux qui méritent toute votre attention !
Je viens de souscrire à celle des « études romantiques et dix-neuviémistes », mais vous pouvez en toute liberté y jeter un oeil, cela ne vous fera que du bien…

C’est par ici : index.html

A très vite !

Lithographie extraite du site / blog : balladescourtisanes.fr

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