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Charles Di Meglio près de la tombe de Wilde au Père Lachaise

Je l’ai vu et entendu plusieurs fois, dans des lieux insolites parfois ou dans de splendides temples….
Incarné, profond, habité et dérangeant. Charles Di Meglio ne simule rien, c’est un écorché vif dont l’existence tient au bout des mots et des textes qu’il revisite avec ses fantômes. Lorsqu’il « récite », il n’est plus tout à fait avec nous et sa passion peut déranger parce qu’elle nous tient à distance en espérant pourtant ne pas nous perdre…

Cette petite présentation sienne vous salue bien….!

« Si aujourd’hui, théâtralement, la CompagnieOghma.blogspot.com et moi-même nous
intéressons avant tout aux répertoires élizabethains et baroques, nous
n’oublions pas que l’aventure a commencé par une mise en scène de
Salomé de Wilde, en 2006, et qu’il nous poursuit toujours de son ombre
enchanteresse: en 2009, la Société Oscar Wilde nous commandait un
spectacle au Père Lachaise pour célebrer le centenaire de sa tombe, et
nous venons de finir un film muet d’après sa nouvelle Lord Arthur Savile’s
Crime
!
A l’époque de Shake-speare, ou celle de Racine, le théâtre, la
musique, la danse n’étaient pas séparés comme ils le sont aujourd’hui,
et il convient pour moi de les réunir. Ainsi, la musique joue un rôle
très important dans nos productions; d’ailleurs la Compagnie a son
propre ensemble musical, l’Ebo.
Les notes sont aussi éloquentes que des mots, et la couleur d’une
sonorité, verbale ou musicale, la sensation qu’elle procure, me semble
plus importante que son sens.
J’aime à dire que je mets en scène mes musiciens et que je dirige mes
comédiens comme des musiciens!

Voici son autre site : CompagnieOghma.com

Il sait ce qu’il aime, avec toute la force de sa fragilité, réellement.

Lou Ferreira

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Photo extraite du site / blog : printwords.co.uk

Tout de même, il me semble difficile de nier mon attachement aux Doors. J’ai lu les poèmes de Morrison, écouté avec attention les paroles surréalistes de certains de ses textes troublants, et j’ai en plus très vite retenu qu’il aimait beaucoup Wilde, Rimbaud et Verlaine. Ca explique un peu (pas complètement) sa décision de mourir à Paris.
Il aimait les poètes français, la langue française et loin de son personnage du « roi Lézard », nous avons tous fini par comprendre qu’il était aussi cultivé que fou. Brillant.
ne me demandez pas quelle est ma définition du « fou ». Je parle simplement de cette folie qui perçoit, intuitionne derrière les « portes » se qui s’y joue de tragique et de réel aussi.

Peu avant de mourir il aurait exprimé ceci :
 » « Mon corps me trahit. Le temps jusque-là suspendu a repris son cours. Je sens fléchir mes jambes et ma main n’est plus très sûre. Je ne me souviens plus des aléas du jour qui s’achève et je sens que mon visage se creuse, arborant les stigmates de l’angoisse qui me tord le ventre. Il me reste si peu de temps pour m’inventer une mort qui vaille la peine, que je vais devoir improviser. Je ne ressens aucune tristesse au moment de partir car cette vie de peu avait fini par me lasser. Lorsque la passion de faire vous a quitté, c’est le deuil de son miracle personnel qui commence. La mort, ma mort, approche à grandes enjambées, me passe, me dépasse et je trépasse. Vous parlerez bientôt de moi au passé, sans nostalgie de ce que j’ai été, sans compassion pour celui qui marchait, déjà invisible, à vos côtés. Je meurs, oui, mais d’une mort surnaturelle, une mort qui n’appartient qu’à moi et que je refuse de partager avec personne. Seul, je l’étais déjà depuis de longues années, piégé dans l’impasse des attachements irrésolus. » (Paris, Café de Flore, 22 mai 1971)

Article paru sur le site : jim%20morrison.html

Il y a des accents de « De Profundis » qui me paraissent authentiques, tout simplement…
Il y a toujours beaucoup à dire sur « The Doors » et sur Morrison en particulier.
Je vous conseille donc ce blog qui me parait complet et où vous pouvez à loisir vous promener pour y découvrir les influences de Morrison et la sensibilité d’un poète peu reconnu encore :

jim-morrison-la-legende.over-blog.com

Le Père Lachaise a ses deux artistes les plus visités : Wilde et Morrison. Beaucoup le savent déjà certes… Et qu’ils étaient d’origine irlandaise tous les deux également !

Lou

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