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Giovanni Boldini - Da Swish Mastah


Giovanni Boldini – Da Swish Mastah

S’il n’y avait pas les sourires, les drapés, les dentelles, les bijoux en cascade ou les regards envoûtants des belles Mondaines et des esthètes immortels, les peintres inspirés auraient peint quoi ?
La beauté de la nature et ceux qui la rendent émouvante, cela ne fait aucun doute.

Mais cela ne suffit pas.

L’imagination et l’Art du sensuel ou du Beau ont d’autres critères que les artistes-peintres (hommes et femmes) entrainent dans un amour du luxe parfois, mais surtout du raffinement et de l’élégance, qui eux seuls, nous permettent de mieux vivre ou de rêver le détail d’un taffetas brodé ou d’un gant oublié dans l’empressement.
Pour réinventer une vie.

L’essentiel.

Il ne restait qu’à remercier Monsieur Giovanni Boldini, parce qu’il a eu cette générosité -dirais-je-….

Giovanni Boldini - Cléo de Mérode 1901

Giovanni Boldini – Cléo de Mérode 1901

Giovanni Boldini - Portrait  of Princess Marthe-Lucile Bibesco

Giovanni Boldini – Portrait of Princess Marthe-Lucile Bibesco

Giovanni Boldini - Mademoiselle de Nemidoff

Giovanni Boldini – Mademoiselle de Nemidoff


ET ENFIN POUR MIEUX CONNAITRE GIOVANNI BOLDINI Voici un petit clin d’œil à l’Artiste !


http://www.eternels-eclairs.fr/tableaux-boldini.php

A BIENTÔT !

LOU FERREIRA

Giovanni Boldini - La Marchesa Luisa Casati With a Greyhound

Giovanni Boldini – La Marchesa Luisa Casati With a Greyhound Evidemment…..

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Charles Baudelaire 1863

Charles Baudelaire 1863

Chers Amis,

Il y aura toujours quelque chose à réinventer ou à ne plus définir à propos du Dandy, mais quand il s’agit de la prose de Monsieur Baudelaire, je ne résiste pas ce matin à vous retranscrire -à partir, vous le savez, du « Peintre de la vie Moderne »-, son texte, son idée mélancolique et tout à la fois solaire du Dandy :

Le peintre de la vie moderne
Eloge de Constantin Guys, publié pour la première fois en 1863

LE DANDY

« L’homme riche, oisif, et qui, même blasé, n’a pas d’autre occupation que de courir à la piste du bonheur; l’homme élevé dans le luxe et accoutumé dès sa jeunesse à l’obéissance des autres hommes, celui enfin qui n’a pas d’autre profession que l’élégance, jouira toujours, dans tous les temps, d’une physionomie distincte, tout à fait à part.

Le dandysme est une institution vague, aussi bizarre que le duel; très ancienne, puisque César, Catilina, Alcibiade nous en fournissent des types éclatants; très générale, puisque Chateaubriand l’a trouvée dans le forêts et au bord des lacs du Nouveau-Monde. Le dandysme, qui est une institution en dehors des lois, a des lois rigoureuses auxquelles sont strictement soumis tous ses sujets, quelles que soient d’ailleurs la fougue et l’indépendance de leur caractère. Les romanciers anglais ont, plus que les autres, cultivé le roman de high life, et les Français qui, comme M. de Custine, ont voulu spécialement écrire des romans d’amour, ont d’abord pris soin, et très judicieusement, de doter leurs personnages de fortunes assez vastes pour payer sans hésitation toutes leurs fantaisies; ensuite ils les ont dispensés de toute profession.

Ces êtres n’ont pas d’autre état que de cultiver l’idée du beau dans leur personne, de satisfaire leurs passions, de sentir et de penser. Ils possèdent ainsi, à leur gré et dans une vaste mesure, le temps et l’argent, sans lesquels la fantaisie, réduite à l’état de rêverie passagère, ne peut guère se traduire en action. Il est malheureusement bien vrai que, sans le loisir et l’argent, l’amour ne peut être qu’une orgie de roturier ou l’accomplissement d’un devoir conjugal. Au lieu du caprice brûlant ou rêveur, il devient une répugnante utilité.

images baudelaire

Si je parle de l’amour à propos du dandysme, c’est que l’amour est l’occupation naturelle des oisifs. Mais le dandy ne vise pas à l’amour comme but spécial. Si j’ai parlé d’argent, c’est parce que l’argent est indispensable aux gens qui se font un culte de leurs passions; mais le dandy n’aspire pas à l’argent comme à une chose essentielle; un crédit indéfini pourrait lui suffire; il abandonne cette grossière passion aux mortels vulgaires. Le dandysme n’est même pas, comme beaucoup de personnes peu réfléchies paraissent le croire, un goût immodéré de la toilette et de l’élégance matérielle. Ces choses ne sont pour le parfait dandy qu’un symbole de la supériorité aristocratique de son esprit. Aussi, à ses yeux, épris avant tout de distinction, la perfection de la toilette consiste-t-elle dans la simplicité absolue, qui est en effet la meilleure manière de se distinguer.

Qu’est-ce donc que cette passion qui, devenue doctrine, a fait des adeptes dominateurs, cette institution non écrite qui a formé une caste si hautaine? C’est avant tout le besoin ardent de se faire une originalité, contenu dans les limites extérieures des convenances. C’est une espèce de culte de soi-même, qui peut survivre à la recherche du bonheur à trouver dans autrui, dans la femme, par exemple; qui peut survivre même à tout ce qu’on appelle les illusions. C’est le plaisir d’étonner et la satisfaction orgueilleuse de ne jamais être étonné. Un dandy peut être un homme blasé, peut être un homme souffrant; mais, dans ce dernier cas, il sourira comme le Lacédémonien sous la morsure du renard.

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On voit que, par de certains côtés, le dandysme confine au spiritualisme et au stoïcisme. Mais un dandy ne peut jamais être un homme vulgaire. S’il commettait un crime, il ne serait pas déchu peut-être; mais si ce crime naissait d’une source triviale, le déshonneur serait irréparable. Que le lecteur ne se scandalise pas de cette gravité dans le frivole, et qu’il se souvienne qu’il y a une grandeur dans toutes les folies, une force dans tous les excès. Etrange spiritualisme! Pour ceux qui en sont à la fois les prêtres et les victimes, toutes les conditions matérielles compliquées auxquelles ils se soumettent, depuis la toilette irréprochable à toute heure du jour et de la nuit jusqu’aux tours les plus périlleux du sport, ne sont qu’une gymnastique propre à fortifier la volonté et à discipliner l’âme.

En vérité, je n’avais pas tout à fait tort de considérer le dandysme comme une espèce de religion. La règle monastique la plus rigoureuse, l’ordre irrésistible du Vieux de la Montagne, qui commandait le suicide à ses disciples enivrés, n’étaient pas plus despotiques ni plus obéis que cette doctrine de l’élégance et de l’originalité, qui impose, elle aussi, à ses ambitieux et humbles sectaires, hommes souvent pleins de fougue, de passion, de courage, d’énergie contenue, la terrible formule: Perinde ac cadaver!

Que ces hommes se fassent nommer raffinés, incroyables, beaux, lions ou dandies, tous sont issus d’une même origine; tous participent du même caractère d’opposition et de révolte; tous sont des représentants de ce qu’il y a de meilleur dans l’orgueil humain, de ce besoin, trop rare chez ceux d’aujourd’hui, de combattre et de détruire la trivialité. De là naît, chez les dandies, cette attitude hautaine de caste provocante, même dans sa froideur: Le dandysme apparaît surtout aux époques transitoires où la démocratie n’est pas encore toute-puissante, où l’aristocratie n’est que partiellement chancelante et avilie. Dans le trouble de ces époques quelques hommes déclassés, dégoûtés, désœuvrés, mais tous riches de force native, peuvent concevoir le projet de fonder une espèce nouvelle d’aristocratie, d’autant plus difficile à rompre qu’elle sera basée sur les facultés les plus précieuses, les plus indestructibles, et sur les dons célestes que le travail et l’argent ne peuvent conférer. Le dandysme est le dernier éclat d’héroïsme dans les décadences; et le type du dandy retrouvé par le voyageur dans l’Amérique du Nord n’infirme en aucune façon cette idée: car rien n’empêche de supposer que les tribus que nous nommons sauvages soient les débris de grandes civilisations disparues.

Le dandysme est un soleil couchant; comme l’astre qui décline, il est superbe, sans chaleur et plein de mélancolie. Mais, hélas! la marée montante de la démocratie, qui envahit tout et qui nivelle tout, noie jour à jour ces derniers représentants de l’orgueil humain et verse des flots d’oubli sur les traces de ces prodigieux mirmidons. Les dandies se font chez nous de plus en plus rares, tandis que chez nos voisins, en Angleterre, l’état social et la constitution (la vraie constitution, celle qui s’exprime par les mœurs) laisseront longtemps encore une place aux héritiers, de Brummel et de Byron, si toutefois il s’en présente qui en soient dignes.

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BAUDELAIRE par G. COURBET.

Ce qui a pu paraître au lecteur une digression n’en est pas une, en vérité. Les considérations et les rêveries morales qui surgissent des dessins d’un artiste sont, dans beaucoup de cas, la meilleure traduction que le critique en puisse faire; les suggestions font partie d’une idée mère, et, en les montrant successivement, on peut la faire deviner. Ai-je besoin de dire que M. G., quand il crayonne un de ses dandies sur le papier, lui donne toujours son caractère historique, légendaire même, oserais-je dire, s’il n’était pas question du temps présent et de choses considérées généralement comme folâtres? C’est bien là cette légèreté d’allures, cette certitude de manières, cette simplicité dans l’air de domination, cette façon de porter un habit et de diriger un cheval, ces attitudes toujours calmes mais révélant la force, qui nous font penser, quand notre regard découvre un de ces êtres privilégiés en qui le joli et le redoutable se confondent si mystérieusement: «Voilà peut-être un homme riche, mais plus certainement un Hercule sans emploi.»

Le caractère de beauté du dandy consiste surtout dans l’air froid qui vient de l’inébranlable résolution de ne pas être ému; on dirait un feu latent qui se fait deviner, qui pourrait mais qui ne veut pas rayonner. C’est ce qui est, dans ces images, parfaitement exprimé. »


CHARLES BAUDELAIRE

Pour le plaisir de visiter les sites des passionnés de Baudelaire, venez par ici :

1) http://www.poetes.com/baud/index.php

2) http://baudelaire.litteratura.com/?rub=oeuvre&srub=ess

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Tissot. Cercle Dandy.

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Robert Hefferan - Le Piano

Robert Hefferan – Le Piano

Le Trio Belle Epoque :

Chers Amis,

Je vous ai déjà parlé de ce trio que j’ai eu le bonheur d’écouter et que je rêve de rencontrer tant j’apprécie l’ineffable. Je ne saurai vous dire pourquoi ce groupe inspiré par les meilleurs compositeurs de la fin-de siècle et du début du XXème, me touche infiniment. Il y a des rencontres comme celle-là qui vous font aimer de nouveau l’humain.

Si je reparle d’eux, c’est qu’ils viennent de me faire parvenir ce texte pour vous permettre de mieux comprendre certains auteurs. Lisez plutôt avec leur traduction assez claire malgré tout. :

« Ideale » c’est l’une des melodies les plus célèbres de Francesco Paolo Tosti. Les vers sont du poète Carmelo Errico. « Soupir de mélodie »- il l’a appelée le poète Gabriele D’Annunzio.
Quand la realité ne nous satisfait pas, nous avons besoin de croire en des idéaux.
Ce besoin peut-être parce qu’il est en nous une impression de ‘Archétype, de le Modèle Originaire de la Beauté et de la Bonté?
Et l’amour que nous suivons pendent toute une vie, est aussi une projection du pure beauté entrevue dans le monde des idées?
Les paroles de cette romance nous inspirent ces questions.
L’Idéal est, en effet, un thème qui ressemble dans l’esprit de chacun d’entre nous, sourtout quand la malvagité, le triomphe de l’égoisme ce qui entraine le malaise spirituel de la société d’aujourd’hui.
La musique e le vers de cette romance sont une petite lueur de lumière et d’espoir! »

Ils seront heureux d’entrer en contact avec vous tous, les mélomanes et les romantiques ou les esthètes alanguis. Je vous donne leur lien sur facebook si vous souhaitez être en contact avec eux directement :

http://www.facebook.com/trio.belleepoque?fref=ts

Je vous rappelle également le petit article à relire ici sur ce site wildien :

https://cercle-esthetique-et-philosophique-wildien.com/2012/05/18/le-trio-belle-epoque-lharmonie-absolument/

Tous mes remerciements pour leurs nouvelles et leur sincère délicatesse…

A très bientôt !

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LOU FERREIRA. Photo Christine CALAIS.

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Vittorio Reggianini - Woman Reading With an Italian Greyhound at Her Side

Vittorio Reggianini – Woman Reading With an Italian Greyhound at Her Side

Chers Amis !

Mon année professorale se termine enfin et je respire (tout en regrettant la plupart de mes élèves qui me font aimer ce métier). Alors, avant de reprendre mes textes plus philosophiques et de vous renseigner sur certains projets, je tiens à mettre -comme souvent- en lumière, des sites, des blogs, des ouvrages que je trouve essentiels à mes yeux. Je l’ai souvent dit ici…

Et celui que je viens de découvrir montre deux choses : que la personne ayant crée ce blog mérite d’y retourner plus souvent, et ensuite que la mouvance, la passion, l’enthousiasme qui nous relie tous aux esthètes, au XIXème siècle, à l’Art nouveau etc… N’en finit pas de faire des émules.
Il faudra que je me penche sur la raison de cet engouement. Une nostalgie nécessaire de toute évidence…

Voici son très joli lien ! : http://waterhouseophelia.wordpress.com/

N’hésitez pas à dire ce que vous en pensez, et à très vite !


LOU FERREIRA

Robert Hefferan - Le Piano

Robert Hefferan – Le Piano

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LOUISE EBEL. Dress : Vintage on North Brooklyn Dry Goods / Gloves : Vintage / Cross pendant : Elsa / Lace top : Elsa / Earrings : Schade / Tiara : Vintage / Flowers : DIY
Pictures by Alexandra Banti

Hair : Elsa Fabrega

Chers Amis,

Vous avez déjà pu l’apprécier : sa plastique, son intelligence et ses inspirations font de cette jeune femme une esthète d’envergure. Quand on allie la beauté et le sérieux de ses recherches artistiques, son talent pour ses inspirations dix-neuviémistes (entre autres !), il est alors difficile de ne pas lui rendre hommage.

Elle n’a besoin de personne pour lui faire de la publicité , et mon urgence n’est pas la sienne. Entendez par là que mon cheminement est tout autre et qu’il est en train de se développer souterrainement avec bonheur…

Mais si je la présente à nouveau, c’est qu’il y a des périodes comme celle-ci où Louise nous manque et qu’on la souhaite « chez nous » le temps d’oublier le monde et ses vicissitudes…

Je vous rappelle son site, une pure merveille : http://www.misspandora.fr/tribute-to-edgar-maxence/

Lou FERREIRA

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Louise EBEL. Dress : Vintage / Cloak : Elsa / Mesh gloves : Ebay / Ring and Cross pendant : from Firenze / Cloisonné pendant : Etsy / Lace top : Elsa / Flowers : DIY
Pictures by Alexandra Banti

Hair : Elsa Fabrega

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Louise EBEL. Coat : OhMyLord / Earrings : Claustreries / Crown : Pagan Poetry / Flowers : H&M
Pictures by Alexandra Banti

Hair : Elsa Fabrega

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Chers Amis, ce blog esthétique wildien est, je le rappelle, l’occasion de mettre en lumière les travaux qui frôlent avec les thèmes que nous chérissons tous (Esthétisme, XIXème siècle, décadentisme, dandysme, art nouveau etc…). C’est un concept qui propose donc des articles courts et les met en lien avec des esthètes et des intellectuels de qualité qui approfondissent leurs recherches leur vie durant.
Cela est parfois (aussi) le cas ici, lorsque mes occupations philosophiques me laissent souffler un peu ! je peux revenir à l’essentiel : l’éthique et l’esthétique wildiennes (donc pas uniquement Oscar Wilde).

A ce sujet, je viens de tomber sur un site tout à fait sérieux que je ne connaissais pas du tout !
Si l’auteur pouvait entrer en contact avec moi, je me ferai un plaisir de reparler de ses travaux avec son accord !

Visitez plutôt :

http://femmesymbolisme.wordpress.com/a-propos/

(Et n’hésitez plus à utiliser le menu « traduction » en haut de page).

A très bientôt !

LOU FERREIRA

Albert Herter - Woman With Red Hair 1894

Albert Herter – Woman With Red Hair 1894

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Antoine BLANCHARD - Place Saint Michel et Notre-Dame par jour de Pluie

Antoine BLANCHARD – Place Saint Michel et Notre-Dame par jour de Pluie

AU FAIT ! CHERS AMIS : DÉSORMAIS VOUS POUVEZ LIRE CE BLOG EN PLUSIEURS LANGUES !

Donc réjouissez-vous !! (même si c’est approximatif, c’est un plaisir d’aller « ailleurs » …)

Merci à tous

LOU FERREIRA

Auguste Toulmouche - The Love Letter

Auguste Toulmouche – The Love Lette

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Pamela Wilson - Absinthe Drinkerand Hostile Silence

Pamela Wilson – Absinthe Drinkerand Hostile Silence

Une visite incontournable parce que les références, les recherches et les photographies sont toujours de qualités ; celles d’Aurore Mosnier qui nous propose ce mois-ci une histoire de la mélancolie ;

Ici : L’Ange du Bizarre – Le Romantisme noir de Goya à Max Ernst.

A très bientôt pour la parution de mes deux ouvrages philosophiques consacrés à Oscar Wilde…

LOU FERREIRA

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Lou FERREIRA. Photo Christine Calais.

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Oscar Wilde

Chers Amis !

Pour les « amoureux » d’Oscar Wilde, n’oubliez pas de rendre visite aux deux sites de qualité qui proposent un travail sérieux sur le poète dramaturge.

Bien évidemment la revue « Rue des beaux arts » de la Société Oscar Wilde Française : http://societeoscarwilde.fr/

Et le site Oscar Wilde : http://www.oscarwilde.fr/Site_officiel_dOscar_Wilde/Oscar_Wilde.html

Je me ferai un plaisir de relayer certaines informations ou, comme souvent, de publier avec des amis sur ce blog, des articles de référence et diverses actualités.

A très bientôt !

LOU FERREIRA

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Mathieu Bisson, Marlyne Fontaine, Mathilde Bisson et Arnaud Denis: des acteurs au jeu savoureux. Crédits photo : Photo Lot

Bien que le mot « sérieux » sonne moins agréablement que celui de « constant » à mon oreille wildienne, je comprends toutefois l’idée de multiplier les sens, proposée par Jean Marie BESSET. Les critiques sont quasi unanimes : cette adaptation est un régal, une réussite sur tous points et le succès est total !
Certes les adaptations de cette célèbre pièce -qui se jouait alors que Wilde perdait son procès- sont considérables : elle est montée presque chaque année depuis sa création, et dans le monde entier…


Voici la critique intéressante du Figaro.fr d’Armelle Héliot :


« Il y a plusieurs façons de traduire le titre de l’une des plus célèbres comédies du grand auteur qu’est Oscar Wilde. The Importance of Being Earnest est un jeu de mots qui a toujours avivé l’esprit des traducteurs: «Constant» est le plus courant, mais Anouilh avait choisi «Aimé». Voici que Jean-Marie Besset, lecteur scrupuleux, préfère «sérieux»… On perd un prénom pour une précision de sens… Dans le texte établi par le directeur du Théâtre des 13 Vents, centre dramatique de Montpellier, on peut dire que l’allégresse spirituelle et caustique d’un Sacha Guitry est tressée à une rigueur, une lucidité presque sévère digne de La Rochefoucauld.

C’est l’un des grands intérêts de la production. Dans des décors qui permettent une belle liberté de mouvement, des costumes dans le ton de l’époque (la pièce fut créée en 1895 à Londres), Gilbert Désveaux, qui signe la mise en scène, s’appuie sur une distribution de qualité. Évidemment, avec ce chef-d’œuvre, une tradition s’est installée: un homme incarne Lady Bracknell. Ici, c’est le délicieux Claude Aufaure qui est naturellement bon et il donne une autorité et une malice à la Jacqueline Maillan à cette maîtresse femme! Et en révérend Chasuble, il est aussi très bien.

L’intrigue repose sur les deux couples: deux garçons dont l’un, Jack (Mathieu Bisson, très bien), s’invente un frère, servant ses déplacements en ville et l’autre, Algernon (irrésistible Arnaud Denis) endosse cette identité imaginaire ; deux jeunes filles, Gwendolen (la charmante Marilyne Fontaine), Cecily (craquante Mathilde Bisson) qui rêvent d’épouser un «Earnest», un garçon sérieux, et c’est justement le prénom du fantôme… On savoure le jeu enlevé et précis des interprètes qu’il faut tous louer. Ils ont trouvé exactement le juste ton… »

L’Importance d’être sérieux. Théâtre Montparnasse31, rue de la Gaîté (XIVe). Tél.:01 43 22 77 74. Horaires:20 h 30 du mar. au sam., dim. à 15 h 30. P laces: de 18 à 48 €. Durée: 1 h 45. . Jusqu’en juillet.

Courez-y !

Lou FERREIRA

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