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Arthur Schopenhauer vers 1850

Chers Amis,

S’il y a bien un philosophe que j’aime étudier avec mes élèves ou avec lequel j’aurais aimé échanger à propos de la représentation des êtres et des choses, des facultés humaines et du respect des animaux etc… C’est bien Schopenhauer. Sa biographie laisse entrevoir un solitaire reconnu sur le tard mais que les réflexions philosophiques nourrissent peut-être davantage que son rival : Hegel.

Il a heureusement connu vers la fin de sa vie son « heure de gloire » et Nietzsche, que j’apprécie tout autant était un de ses fervents admirateurs.

Mais quelque chose me tracassait (j’aime les dessous des cartes de l’être en tant que tel, nu…) : à sa mort, il fait de son chien son légataire universel.

chien

Soit, ce n’est finalement pas très original. Ce qui l’est encore moins (cela ne m’empêche pas d’en être agacée quelques minutes), c’est de découvrir le plus violent pamphlet -selon moi- jamais écrit à propos des femmes.

En voici un extrait :

 » les femmes restent toute leur vie de vrais enfants. Elles ne voient que ce qui est sous leurs yeux, s’attachent au présent, prenant l’apparence pour la réalité et préférant les niaiseries aux choses les plus importantes. Ce qui distingue l’homme de l’animal c’est la raison ; confiné dans le présent, il se reporte vers le passé et
songe à l’avenir: de là sa prudence, ses soucis, ses appréhensions fréquentes.

La raison débile de la femme ne participe ni à ces avantages, ni à ces inconvénients ; elle est affligée d’une myopie intellectuelle qui lui permet, par une sorte d’intuition, de voir d’une façon pénétrante les choses prochaines ; mais son horizon est borné, ce qui est lointain lui échappe. De là vient que tout ce qui n’est pas immédiat, le passé et l’avenir, agissent plus faiblement sur la femme que sur nous (…) »

A. Schopenhauer : Essai sur les femmes.

Pour le lien précis : http://www.schopenhauer.fr/oeuvres/sur-les-femmes-ebook.html#prettyPhoto

Son style est limpide, sa pensée confuse et répugnante mais Diable ! Ma remarque est triviale !
Un siècle et demi s’est écoulé et beaucoup se réjouiront secrètement de ses propos.

Aller Arthur, je ne t’en veux pas : je prends et je jette ce qui m’importe et me nourrie. Tu es donc pour moi un objet de satisfaction temporaire. Merci infiniment.

Lou FERREIRA

P1020001

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