Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Charles Ginner’

Charles Amable Lenoir - Meditation 1899

Charles Amable Lenoir – Meditation 1899

Chers Amis,

Je ne saurais vous dire par quel heureux hasard je suis tombée sur le site du « Dieu impatient ».
Moi qui exècre le XXIème siècle pour le plaisir de haïr et entretenir une révolte qui me donne le sourire, me voilà transportée dans les rues de Paris avec un esthète, un écrivain qui semble s’ignorer avec superbe.

Au début j’ai pensé qu’il correspondait avec un Beckett désœuvré et Beckett s’en est allé trop vite pour que j’en sois certaine. Peu après j’ai entendu le souffle désespéré de Cioran qui me rappelait que les mots de l’auteur que j’étais en train de découvrir possédaient, eux, une force de vie que Cioran abimait dans un lent suicide.

Alors, qui était cet auteur que j’aimais suivre dans ses promenades mélancoliques, cyniques ou pleines d’espoir ? Voilà une question sans intérêt.
Il ne me convient pas de connaitre quelqu’un, il me plait de l’inventer à partir de son fil d’Ariane !
Et Guillaume, -c’est son prénom- nous en propose plusieurs pour fuir aussitôt.
Seule, J’ai alors pu observer les femmes, entendre les mots insensés de tant d’êtres perdus qu’il observe avec bienveillance parfois, et j’ai eu la sensation de deviner ses péchés capitaux pour mieux se perdre dans un sommeil réparateur.
Tout m’a semblé être un poème…

J’ai toujours eu plaisir à qualifier Oscar Wilde de « mélancolique joyeux », (ce n’est pas toujours le cas de ce « Dieu impatient »), mais il possède la richesse de tous les oxymores que la vie propose.
L’originalité de Guillaume est de nous montrer l’incommensurable tristesse qui l’anime avec bonheur justement. Et cela donne une vision du monde et des êtres que l’on se plait à aimer un peu mieux, pour une seule raison : il écrit comme il est : élégamment.

Voici le lien pour le rencontrer : http://www.dieu-impatient.com/au-sujet-de-l-auteur/

Certes, il a aimé ma pièce « Pour l’Éternité », mais je suis arrivée bien plus tôt pour lui dire combien ses textes me touchaient. Quand il n’aimera plus ce que j’écris, il le dira avec colère ou cynisme dans un silence évident.
Parce qu’il est authentique. Aussi.

A présent, je m’en vais retrouver mon siècle.
Merci Guillaume,


Lou FERREIRA

The Café Royal 1911 by Charles Ginner 1878-1952

The Café Royal 1911 by Charles Ginner 1878-1952

Read Full Post »